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17 juin 2006
Dominique de Villepin vient de décider, dans le cadre du budget 2007, de tailler dans les effectifs de la Fonction publique avec une suppression nette de 15.000 postes, soit près de trois fois plus qu’en 2006 (5.300). La décision est très fortement contestée par les organisations syndicales. Dans les rangs de la majorité, des voix s’élèvent pour demander au gouvernement d’aller plus loin.
C’est notamment celle de Pierre Méhaignerie, vice-président de l’UMP et un des bras droits de Nicolas Sarkozy. Le président de la Commission (des Finances de l’Assemblée nationale, invite à "une stabilisation des effectifs globaux", intégrant aussi les agents de la fonction publique territoriale, c’est-à-dire le personnel des communes des régions et des départements. Le dirigeant UMP s’insurge : "cette année, il y a 25.000 à 30.000 créations d’emplois dans les collectivités". Pierre Méhaignerie ne précise pas quels moyens devrait utiliser le gouvernement pour obliger les collectivités à atteindre un tel objectif. Sans doute, pense-t-il à une éventuelle baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) ? En tant que Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, l’intéressé a la possibilité de faire fructifier son idée lorsque débuteront les discussions sur le budget 2007. Si la mesure qu’il préconise était appliquée, on imagine les conséquences négatives que cela aura pour les communes réunionnaises. Pour toutes sortes de raison, celles-ci ont du mal à recruter du personnel titulaire et font appel massivement à des contrats aidés (pratiquement le tiers des effectifs) et à des journaliers communaux. Elles doivent faire face à la fois aux conséquences de la progression démographique et aux effets des lois de décentralisation qui leur ont transféré plusieurs compétences dont celles liées à l’action sociale.
Jean-Luc Sadzoule
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