28 mars 2006
La venue du ministre de l’Outre-mer samedi dernier à La Réunion et le contenu de cette visite au lendemain de la tragédie de la route littorale ainsi que la visite du ministre de l’Équipement annoncée pour la fin de cette semaine afin d’examiner la question de la réouverture de la route constituent un message politique très clair du gouvernement aux Réunionnais : celui-ci reconnaît que l’État est responsable des graves problèmes créés par cette route et de leur gestion.
Plusieurs représentants des ministres ayant reçu Paul Vergès vendredi dernier à Paris ont même accepté que l’État soit prêt à reporter l’application de la loi sur le transfert des routes nationales à la Région Réunion, compte tenu des problèmes de sécurité sur certaines d’entre elles.
Cela a contribué à donner plus de sérénité au débat et a permis d’amorcer une réflexion plus intéressante que les polémiques insensées entretenues par certains politiciens irresponsables.
L’heure est venue de travailler tous ensemble sur des solutions justes, dans l’intérêt de La Réunion, non pas contre l’État, mais en partenariat avec l’État, aux côtés de l’État.
Dans un tel contexte, il est difficile de comprendre que des soi-disant responsables politiques réunionnais, par petitesse d’esprit, s’opposent à cette volonté commune. Cela est d’autant plus surprenant quand cela vient d’élus qui sont censés soutenir le gouvernement - ou qui n’arrêtent pas de s’en réclamer - et qui, dans les faits, refusent de travailler avec l’État.
L. B.
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