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12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Remplacer les contributions des États au budget de l’Union européenne
12 août 2010, par

La Commission européenne a indiqué lundi 9 août qu’elle envisageait de proposer la création d’une taxe européenne assise sur les flux financiers, les quotas de carbone ou le transport aérien.
Cette taxe, si elle est acceptée sera portée par les contribuables européens, qui devront sortir l’argent de leur poche. Au moment, ou le chômage progresse, les dépenses des collectivités sont gelées, et les réformes font porter un coup aux salariés, et aux jeunes, l’Union européenne veut mettre en place une taxe supplémentaire.
Remplacer les contributions des États
Cette taxe alimenterait directement le budget de l’Union en remplacement des contributions nationales. Le commissaire européen chargé du Budget, Janusz Lewandowski, a indiqué qu’il présenterait le projet d’un nouvel impôt communautaire, en septembre. Janusz Lewandowski a expliqué qu’« une taxe sur les transactions financières pourrait rapporter beaucoup d’argent (...), les autres ne contribueraient que pour une plus petite part aux 140 milliards d’euros que nous dépensons chaque année ».
Des doutes naissent chez les observateurs, selon Karel Lannoo du Center for european policy studies à Bruxelles, cité par “le NouvelObs”, “de nombreux États membres réduisent drastiquement leurs dépenses. Pour créer une nouvelle taxe européenne, il faudrait regarder toutes les façons différentes de lever l’impôt en Europe. C’est une boîte de Pandore et nous ne sommes pas à un moment opportun pour l’ouvrir”.
Cependant, le secrétaire d’État belge au Budget, Melchior Wathelet s’est dit, favorable à un impôt européen. Il a expliqué, à l’agence de presse Belga, que le financement actuel de l’Union européenne, fondé sur des contributions des États membres, dont certains ont obtenu des rabais, “n’est pas sain. Avec un mécanisme de ressources propres, il serait plus juste”.
Contestation de certains pays de l’UE
Paris, Berlin et Londres sont contre. Le ministère des Finances allemand a indiqué par la voix d’un porte-parole que « la demande d’introduction d’une taxe européenne est en contradiction avec la position du gouvernement allemand établie dans le contrat de coalition ».
Du côté des britanniques, le gouvernement a opposé mardi 10 août une fin de non-recevoir à tout projet d’impôt européen, « le gouvernement est opposé à tout impôt direct finançant le budget de l’UE », a expliqué Lord James Sassoon, sous-secrétaire d’Etat rattaché au ministère des Finances.
Et côté français, Pierre Lellouche, secrétaire d’État français aux Affaires Européennes, a déclaré « nous jugeons cette idée d’impôt européen parfaitement inopportune. Tout impôt supplémentaire aujourd’hui n’est pas le bienvenu, et l’heure est bien davantage, parmi les États membres, mais aussi pour les institutions européennes, aux économies », a-t-il-déclaré.
Le commissaire européen chargé du Budget, Janusz Lewandowski, devra convaincre les 27 pays membres, et avoir la validation du Parlement européen, pour faire accepter son projet à l’unanimité. Mais au vue des récents plans de rigueurs lancés dans les grands États membres (France, Italie, Espagne, Grèce, Allemagne, Angleterre), les débats vont être houleux.
Céline Tabou
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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