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Kariol Zistoirs N°2
29 janvier 2008
Nous l’avions annoncé. Et nous y avons été. Kariol Zistoirs, seconde édition, c’était vendredi soir devant la médiathèque. Une nouvelle génération de conteurs, des musiciens qui reprennent le flambeau, un ou deux poètes... la parole au centre.

Le public, assis, allongé, transporté par ces conteurs créoles dont nous dresserons un jour le portrait.

La lune était pleine, et jouait à cache-cache avec les nuages. Une petite scène a été installée sur la grande aire gazonnée devant la médiathèque François Mitterand. Sur l’herbe de la moquette et plus en arrière, une dizaine de bancs. Le public, nombreux, très nombreux, est assis dans la pénombre. Deux spots éclairent les jeunes talents qui se succèdent.
Au cours de la soirée, quelques beaux moments de maloya portés par les toutes jeunes formations Zorkri Maloya et Ti-Zarboutan. Une vraie surprise. Mais il faut l’avouer, les familles rassemblées sont surtout venues écouter des histoires. Des personnes de tous les horizons, de tous les âges, écoutent avec une grande attention les conteurs qui se succèdent.
Privilège de l’instant
Cette soirée est un moment privilégié, un moment capital. Les imaginaires se nouent autour de la langue créole, les sourires, les rires, cette convivialité retrouvée est un instant de bonheur partagé par chacun. Jusqu’à 22 heures et même un peu au-delà, l’auditoire ne se lassera pas des aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Les chansons finales sont bénies par la pluie qui se met à fariner et la médiathèque rouvre ses portes afin d’offrir une collation. Entre les murs, les étonnements, les questions se poursuivent. Qui a dit que le conte et la poésie sont morts ? Notre temps semble au contraire en demande...
Francky Lauret
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