Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Destination santé
25 janvier 2011

L’insuffisance rénale est l’une des complications graves du diabète, et peut mener jusqu’à la dialyse. Il n’existe pas aujourd’hui de médicament permettant de bloquer ce processus. Un anticorps monoclonal, actuellement à l’étude, pourrait demain permettre d’y parvenir.
Une alliance USA-Allemagne — les laboratoires Lilly et Boehringer Ingelheim — vient de se constituer pour développer ce qui pourrait être le premier traitement antidiabétique par anticorps monoclonal anti-TGF béta. « Le TGF béta est un facteur de croissance que l’on pense impliqué dans l’apparition de la fibrose. Celle-ci participe à la réduction de la fonction rénale qui aboutit à une insuffisance rénale », explique le Dr Myriam Rosilio, directrice de l’unité médicale d’endocrino-diabétologie chez Lilly France. « L’anticorps monoclonal qui cible ce facteur de croissance pourrait freiner l’entrée en dialyse des diabétiques atteints d’insuffisance rénale ». C’est un objectif majeur, car le traitement par dialyse est particulièrement lourd, et affecte gravement la qualité de vie. Or, chaque année en France, 3.000 diabétiques débutent une dialyse.
Pour l’instant, il n’existe pas de traitement efficace contre cette complication du diabète. « Une fois que le patient est entré en pré-dialyse, on ne peut rien faire, et le seul traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale est la dialyse — ou la greffe de rein », souligne Myriam Rosilio. Cet anticorps monoclonal est donc réellement porteur d’espoir… mais un espoir lointain. Les essais cliniques sont actuellement dans une phase précoce — la phase II — et le nouveau traitement ne sera pas sur le marché avant 7 ou 8 ans. A condition que tous les essais soient concluants. L’alliance des deux laboratoires leur permettra aussi de développer et de commercialiser ensemble d’autres molécules antidiabétiques, telle que la linagliptine. Ce nouveau médicament présente lui aussi un intérêt dans les complications rénales. Puisqu’il n’est pas excrété par les reins, son utilisation est en effet plus facile chez les patients dont la fonction rénale est réduite.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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