Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Transports aériens
Les enjeux et prospective à La Réunion
20 novembre 2003

L’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion était belle : réunir ce mardi 18 novembre tous les acteurs et partenaires professionnels du secteur aérien autour d’une même table pour débattre autour des enjeux et prospective du transport aérien. Un coup d’épée dans l’eau pour les participants et les organisateurs. Les mêmes questions qui se posent depuis des années sont revenus sur le tapis et aucune réponse n’a pu être apportée. Une certitude concernant le transport des passagers. Trop de places et pas assez de passagers. L’arrivée d’un cinquième opérateur risque de mettre en difficulté les petites compagnies qui ont beaucoup de mal à décoller.
Air France, Corsair, Air Bourbon, Air Mauritius ainsi que tous les acteurs économiques du monde aérien, fret, aviation civile, représentants de la CCIR, CTR… étaient tous réunis pour la première fois autour d’une table. Un enjeu de taille pour tous ces partenaires qui, pour certains, se livrent une guerre sans merci, définir les enjeux économiques de l’évolution du transport aérien, identifier les thèmes fédérateurs et évaluer avec les partenaires concernés un véritable développement d’une offre de formation professionnelle du Transport Aérien. Il faut en effet souligner qu’aucune formation de ce type n’existe dans l’île et dans l’océan Indien, ce qui constitue un obstacle dans le développement du secteur aérien.
Le débat phare de cet après-midi de discussion était bien sûr : quel avenir pour toutes ces compagnies qui se partagent un marché très étroit et qui a dû mal à se développer ? Pour Jean Guy Lengline d’Air France, « il y a trop de sièges. La capacité n’est pas facile à adapter à la demande immédiate du marché ». Réplique immédiate du concurrent tout fraîchement embarqué dans la liaison Réunion-Paris, Érick Lazarus d’Air Bourbon, « il y a trop d’offres parce qu’il n’y a pas suffisamment de touristes. Il faut ouvrir des dessertes vers l’étranger ». Entre les lignes des discours, que ce soit dans l’assistance ou parmi les intervenants, une évidence qui laisse planer le pire pour les petites compagnies, il y a une compagnie de trop. De plus, il ne faut pas oublier qu’une nouvelle compagnie devrait s’installer l’année prochaine. Bref, les temps risquent d’être dur.
Pour le Comité du tourisme (CTR), René Barrieu s’est exprimé en dressant lui aussi un tableau pas très réjouissant. « Il faut atteindre le million de touristes pour remplir ces avions. Ne rêvons pas ! Si l’on atteint 800.000, c’est déjà bien ». Pour Air Bourbon, impossible de lutter contre la position dominante d’Air France. « Nous avons proposé des billets à 800 euros, Air France en ont proposé à 600. Impossible de descendre nos prix en dessous de cette somme. Il faut que les Réunionnais comprennent qu’il faut soutenir les petites compagnies pour garder des tarifs préférentiels. Sinon, nous reviendrons à une situation de monopole avec des tarifs hors de prix ».
Présent pour animer cette conférence débat, Philippe Rochat, directeur de l’Air Transport Association Group, fort de son expérience internationale, a rappelé à tous les acteurs la nécessité d’harmoniser leurs offres. Il semble, une fois de plus, difficile pour tous ces acteurs qui, en situation de force ou de faiblesse, n’ont qu’une idée en tête : remplir leurs avions. Il y a trop de compagnies, mais reste le problème des infrastructures et du manque de formation.
Cibler la clientèle, mettre en place de véritables formations, trouver un équilibre entre les compagnies pour que chacun y trouve son compte et que les Réunionnais bénéficient de tarifs avantageux, bref, les questions sont toujours les-mêmes, mais les réponses ont dû mal à venir.
| Le fret, une perspective économique qui marche |
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| Toutes les compagnies présentes sur l’île qui transportent des passagers ont également une activité de fret. À Air Bourbon, c’est 10 à 12 tonnes de marchandises qui sont transportées dans l’année. Pour Air France, il s’agit d’une vrai activité cargo. 4 vols par semaine et plus d’une centaine de tonnes d’emport. Chez Corsair, le fret est une activité très saisonnière, une manière d’optimiser les soutes des avions de Corsair. |
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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