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21 janvier 2008
Tel il était quand je l’ai connu dans mon adolescence, au Port de la Pointe-des-Galets où il exerçait la profession de coiffeur ; tel je l’ai retrouvé à Saint- Gilles-les-Bains où il passait sa retraite, au sens propre comme au sens figuré, au milieu de ses arbres qu’il avait plantés lui-même.
Jérôme Dalleau a toujours eu pour moi l’affection et l’estime d’un père - du père que j’ai perdu à onze ans - et il était fier de recevoir dans son salon de coiffure l’élève que j’étais alors.
D’une grande bienveillance envers tous ceux qui l’approchaient, il était toujours prêt à rendre service.
D’une apparence frêle, il était pourtant solide et en bonne santé : son équilibre et sa souplesse, me disait-il, il les devait d’abord à une stricte hygiène de vie, et là-dessus il pouvait donner des conseils à tout le monde. De le voir aussi alerte et aussi rayonnant, je n’imaginais pas qu’il pût quitter ce monde même à quatre-vingt-quatre ans, parce que pour moi il devait être un de ces génies de la nature qui ne meurent jamais. C’est un ami que j’ai perdu. Au revoir Monsieur Dalleau !
Georges Benne
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