Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Crise financière : accord sur le plan de 700 milliards de dollars, vote prévu hier
30 septembre 2008, par

Le Congrès et le gouvernement américain sont parvenus à un accord sur le plan de 700 milliards de dollars. Il prévoit des moyens de surveiller les pleins pouvoirs accordés à l’administration. Ce plan devait être voté hier par les parlementaires des deux assemblées du Congrès.
George W. Bush maintient la pression sur le Congrès. Après l’accord conclu entre démocrates et républicains, le président américain a appelé dimanche les deux assemblées à adopter rapidement le plan de 700 milliards de dollars.
« Sans ce plan de sauvetage, les coûts sur l’économie américaine pourraient être catastrophiques », a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche. « Les membres du Congrès s’apprêtent à se prononcer sur le projet de loi. Il s’agit d’un vote difficile, mais avec les améliorations apportées au projet de loi, je suis convaincu que le Congrès fera ce qui est bon pour notre économie en approuvant ce projet de loi rapidement », a ajouté le président des Etats-Unis.
Cette annonce fait suite à l’adoption d’un accord des dirigeants du Congrès sur un projet de loi permettant le déblocage de 700 milliards de dollars en deux étapes. Cet accord doit maintenant être adopté par les parlementaires. Le vote devait avoir lieu hier soir.
Modifié par la négociation, le plan a débouché sur quelques concessions de la Maison Blanche.
Il ouvre la voie à une nationalisation partielle des banques américaines qui pourront bénéficier du rachat de leurs créances douteuses par les fonds publics. L’Etat sera également prioritaire pour le rachat des actifs des banques qui feraient faillite malgré l’aide publique. Cela permet donc au gouvernement américain d’avoir la possibilité de renforcer son contrôle sur le secteur bancaire. Avec une enveloppe de plusieurs centaines de milliards de dollars sous la main, il pourra donc continuer à restructurer l’industrie financière en fonction de ses intérêts.
Les parlementaires auront un droit de regard sur les décisions, à travers la création d’un Conseil de surveillance composé de membres des deux partis dominants aux Etats-Unis. Par ailleurs, un inspecteur général indépendant sera nommé pour surveiller les décisions prises par le gouvernement américain concernant l’utilisation des fonds débloqués. De plus, la justice vérifiera systématiquement les décisions prises.
Enfin, les indemnités de départ des patrons de la finance seront réduites, alors que les saisies immobilières seront plus difficiles.
Quoi qu’il en soit, ce plan ne règle pas le problème de l’économie mondiale qui vient d’être déstabilisée par la guerre monétaire. Il vise avant tout à préserver les intérêts des Etats-Unis, qui veulent être les grands bénéficiaires de la crise financière.
M.M.
Courrier des lecteurs
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