Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
2 avril 2009, par

La 7ème édition de la Semaine du Développement Durable a commencé hier. La plupart des 143 manifestations organisées dans toute l’île tournent autour des questions environnementales et du thème "Consommer autrement", choisi par le Ministère de l’Écologie pour cette semaine.
Cela est positif et devrait contribuer à diminuer les types de consommations et les gaspillages qui polluent la nature, détruisent notre santé, rendent insensées certaines façons d’exister. Mais cela ne doit pas nous faire oublier d’autres dimensions essentielles du développement durable, si nous voulons avoir une vision globale et cohérente de ce concept.
Parmi ces dimensions, il y a les questions sociales, culturelles et politiques. Ce que l’on appelle le "développement" d’une société ne peut être "durable" si le système socio-économique de cette société n’est pas équitable : voir à quel point la politique des revenus pourrit l’économie, la finance mais aussi le sport, la culture et… la politique.
Le COSPAR se bat pour stopper ce "kariataz" de notre société ; et dans cet esprit, mardi dernier il a proposé au patronat et à l’État un protocole d’accord faisant avancer la solidarité dans le monde socio-économique réunionnais au niveau des salaires et des revenus minima. Tandis que la représentante du MEDEF proposait de poursuivre les négociations dans ce sens afin de trouver « des solutions réunionnaises aux problèmes réunionnais », le préfet s’est opposé à la proposition du collectif.
Comment le représentant de l’État peut-il donc, dans le même bâtiment, plaider le lundi pour le développement durable en présentant aux médias tout le programme de cette Semaine et, dès le lendemain, refuser de signer un protocole d’accord prévoyant notamment une politique des revenus plus solidaire ? Quelle image ce préfet donne-t-il ainsi du gouvernement et des élus de la majorité parlementaire ?
Il n’y a pas de développement durable si avant tout le droit de tous les Réunionnais à l’emploi n’est pas respecté et si le partage des revenus n’est pas juste. Du coup, il n’est pas étonnant que ce mardi, le préfet n’ait pas sorti son stylo et qu’il ait donné l’impression de se retrouver isolé.
L. B.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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