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Etude et conservation des cétacés et du dugong dans l’Océan Indien

Un réseau pour une protection renforcée

mercredi 9 juillet 2008

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Un projet de protection des baleines du Sanctuaire de l’Océan Indien - auxquelles a été associée une espèce en voie de disparition, le dugong - a été présenté hier au théâtre de Champ-fleuri, lors de la 2e journée du Sommet international sur les changements climatiques et la biodiversité dans les territoires d’outremer.

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L’initiative actuellement à l’instruction à la Commission de l’Océan Indien émane à l’origine des Seychelles, qui en 1979 ont créé le Sanctuaire de l’Océan Indien et ont déploré au fil des années de ne pas voir plus d’actions concrètes s’y déployer pour la protection de la biodiversité marine. Aussi, en 2005, les états membres de la Commission de l’Océan Indien - Comores, Madagascar, Maurice, Réunion/France et Seychelles - ont-ils décidé de lancer un projet d’étude et de conservation des cétacés, en accord avec une des orientations générales de la COI, qui est d’accorder le plus grand soin à l’univers marin unissant nos îles.
En Juillet 2007 s’est tenu, sur l’île de Sainte-Marie (N-O de Madagascar) un atelier qui a réuni une quarantaine de participants venus de tous les pays membres. Au cours de cet atelier a été décidée la création d’un “réseau cétacés” et c’est à ce moment-là qu’a été prise aussi la décision d’associer à ce projet la protection du dugong, dont les scientifiques avouent n’avoir aucune connaissance très précise quant au niveau de population. Il est supposé être en voie d’extinction et, bien que sa conservation soit plus liée à celle de la tortue, dont il partage l’habitat, qu’à celle des cétacés, les participants ont choisi de faire d’une pierre deux coups.
Cette initiative a également été motivée par la décision prise en 2006 par la Commission baleinière internationale (CBI) de mettre fin, à terme, au moratoire sur la chasse aux baleines.
Cette orientation, en faisant craindre une reprise de la chasse au cétacé - alors qu’aucun consensus n’existe, dans les instances internationales, sur le “taux de recouvrement” de cette espèce, - a relancé la nécessité de faire vivre le Sanctuaire et de renseigner sur la biodiversité de l’Océan Indien.
Denis Etienne, assistant technique pour l’Environnement marin auprès de la COI, a présenté hier, à Champ-fleuri, les étapes de constitution du “réseau cétacés” et le contenu du projet en cours.

Entre autres résultats déjà tangibles, le lancement de cette étude a permis un inventaire de ce qui a été fait dans les pays de la COI - les observations aux Comores (Megaptera 2000), les études sur les cachalots (Globice 2008), les études de population des baleines à bosse de Madagascar...etc.
En créant un réseau régional structuré et opérationnel, ses initiateurs envisagent une coordination avec les initiatives nationales, les projets régionaux et les conventions internationales. La présence de la COI, en tant qu’observateur à la Commission baleinière internationale serait un autre élément constitutif du réseau.
L’objectif de ce projet est de protéger ces espèces, en en favorisant une meilleure connaissance scientifique et en veillant à associer les populations à des formes de protection liées à l’essor d’un écotourisme durable. Alors que la CBI considère les baleines comme “un stock de protéines” à exploiter, les porteurs du projet Océan Indien souhaiteraient les voir considérées comme une “espèce emblématique” et respectée, mieux connue dans ses différentes variétés.
Les bénéfices attendus de ce projet, qui pourrait être opérationnel dès 2009-2010, sont de nature socio-économique, écologique et institutionnelle. Il est envisagé sur une durée de 4 ans, pour un coût prévisionnel de 3 à 4 millions d’euros.
Le projet sera soumis aux pays membres en octobre et franchira une prochaine étape les 25-27 novembre 2008, lors de l’Atelier de lancement avec les bailleurs de fonds, aux Seychelles.

P. David


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