20 février 2008
À 18 jours d’élections municipales et cantonales, on a rarement vu autant de candidats se bousculer au portillon. Tout en respectant bien sûr les règles de la démocratie et la liberté des candidatures, on peut se demander quel est le sens d’une telle irruption.
En effet, le 8 février dernier, le PCR a fait connaître les grands problèmes sur lesquels se battront les candidats qu’il soutient à ces scrutins, et notamment la grave menace qui pèse sur les centaines de milliers de Réunionnais dont la vie dépend des minima sociaux. Or, les autres candidats parlent-ils de ce problème capital ?
Comment peut-on se présenter devant les électeurs et leur dire : “votez pour moi”, sans aborder le fait qu’après les élections, un décret gouvernemental demandera aux plus pauvres de justifier leur train de vie et réduira leurs revenus minimaux ? Pourquoi leur cacher cette vérité ?
On connaît les personnes qui sont visées par ce décret : les érémistes, les bénéficiaires de l’API (allocation parent isolé), de la prestation d’accueil du jeune enfant, du complément familial, de l’allocation de rentrée scolaire et des complémentaires de santé. Et l’on sait que ces personnes vont subir durement cette traque.
Dans ces conditions, il est sûr et certain que dès le mois d’avril prochain, il y aura une situation incontrôlable à gérer. C’est donc maintenant qu’il faut dire aux Réunionnais ce qui les attend.
Les candidats - de droite ou “de gauche” - qui ne disent rien sont complices d’une politique de mépris envers les victimes du chômage. Les Réunionnais sauront leur faire payer cher ce silence irresponsable.
L. B.
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