30 mars 2009
Voilà une cinquantaine de jours que le Collectif des Organisations Syndicales, Politiques et Associatives Réunionnaises (COSPAR) a été créé et il n’a cessé de travailler au rassemblement de la population pour obtenir des principaux décideurs dans l’île — l’État et le patronat — des mesures d’urgence pour remédier au malaise social. Pendant ce temps, qu’ont fait les adversaires du peuple réunionnais ?
Ils ont passé leur temps, par différents moyens, à dénigrer ce mouvement et à tenter de le manipuler, de l’instrumentaliser à leurs fins, voire de le casser. Ils ont échoué, car ce qui fait avant tout la force du COSPAR, c’est la volonté et la capacité des organisations qui y travaillent, d’être pleinement en phase avec les priorités des Réunionnais aujourd’hui.
Or, qui est mieux placé que les Réunionnais eux-mêmes pour savoir ce qui est bon pour leur pays ? Et ceux qui ont des remarques à faire ou des contributions à apporter à la défense des intérêts des Réunionnais, qu’ils les transmettent au COSPAR et participent à sa mobilisation plutôt que de rester les bras croisés.
En effet, celui-ci a constamment prouvé son esprit d’ouverture, d’écoute ainsi que son souci de défendre l’intérêt des plus démunis dans le cadre de l’intérêt général, mais aussi d’obtenir des mesures d’urgence réellement positives s’inscrivant dans un plan global et cohérent pour le court et le long terme. C’est exactement le sens du projet de protocole d’accord qui a été élaboré par les responsables du COSPAR et qui sera remis au préfet aujourd’hui.
« Nous voulons un accord solidaire et global qui reprend l’ensemble de nos revendications. C’est sur cette unique base que nous voulons négocier », a déclaré samedi à la presse un porte-parole du COSPAR. Un autre souligne le fait qu’il s’agit d’une démarche différente de celle qui a conduit à un accord en Guadeloupe : « Nous sommes enfin sortis de l’accord Bino que l’on voulait nous imposer, pour nous orienter vers un dispositif réunionnais ».
Il faut se féliciter d’une telle orientation prise en commun par le mouvement, car elle ouvre des perspectives acceptables de sortie de conflit. C’est le fruit d’une démarche réunionnaise.
L. B.
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