Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
À 20 heures 10 sur TPS Home Cinéma Parabole Réunion : ’Sur la route de Madison’
3 octobre 2005

Film américain de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Meryl Streep...
Après le décès de leur mère, Michael et sa sœur, Carolyn, reviennent dans la ferme familiale de l’Iowa pour régler sa succession. Le notaire leur apprend, alors que la défunte a exprimé le vœu d’être incinérée et de voir ses cendres dispersées du haut d’un pont situé à quelques lieues de là, une ultime requête dont ils ne saisissent guère le sens, jusqu’à ce qu’ils découvrent, au fond d’une malle, un journal intime où leur mère, Francesca, évoque un épisode de sa vie qu’ils ignoraient. Au cours de l’été 1965, alors que son mari et ses enfants assistaient à un concours agricole, celle-ci avait rencontré Robert Kincaid, un reporter venu photographier les ponts couverts du comté...
Pour définir le film que nous verrons ce soir, je reprends les premiers mots d’une critique que j’ai lue lors de la sortie de "Sur la route de Madison" : "Attention chef-d’œuvre". Une fois de plus, Clint Eastwood nous révèle l’immensité de ses talents de réalisateur et d’acteur. Cette poignante histoire d’amour est filmée avec une simplicité, une pudeur toute en nuance et en profondeur. Meryl Streep et Clint Eastwood interprètent de façon magistrale ce couple d’âge mûr qui redécouvre l’amour et hésite à s’y livrer.
Cette œuvre majeure est sans conteste la plus aboutie du grand réalisateur hollywoodien. Le moindre plan, le moindre mouvement de caméra donne à cette histoire un pouvoir incontestable sur ce qu’est l’amour. Si quelqu’un ose poser la question : qu’est ce que l’amour ?, il faudrait lui répondre : ce sentiment est tout entier défini dans "Sur la route de Madison", nulle autre définition ne peut être faite que celle contenue dans cette histoire.
C’est certainement le film qui montre, avec le plus de réalisme, ce qu’un Grand Amour a d’intemporel et de sublime. Dans cette œuvre, l’âme humaine se fait jour et se trouve dépassée par les sentiments, rien de trop ni de pas assez. Ce qui aurait pu n’être qu’un vulgaire film à l’eau de rose devient entre les mains du Maître Eastwood, une véritable bombe lacrymale, une ode au sentiment amoureux, sans jamais tomber dans le "gnangnan".
Si je devais sélectionner 2 films pour emmener sur une île déserte, il y aurait "Les raisins de la colère" et "Sur la route de Madison". Je ne peux que vous conseiller fortement de regarder ce film. Sans a priori, il est de ceux qui vous réconcilient avec la vie et vous rassure sur votre voyage terrestre. Si nous ignorons d’où nous venons, cette œuvre est sans aucun doute la réponse à la question de ce que nous risquons de trouver lors de notre bref passage.
Ph. T.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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