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“J’adopte mon patrimoine” à Stella Matutina
30 mai 2005
Une quarantaine d’œuvres d’élèves scolarisés aux quatre coins de l’île habille l’entrée principale du Musée Stella Matutina à Saint-Leu : des photos, des peintures... d’usines sucrières... "“J’adopte mon patrimoine”, s’inscrit dans le cadre de la Charte du patrimoine signée en 2002 par les Ministères de la Culture et de l’Éducation". De jeunes Réunionnais” par le biais de cette action” contribue à la sauvegarde du “patrimoine industriel et linguistique”. Des créations visibles jusqu’au 17 juin prochain.
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Pour mieux connaître le “patrimoine industriel et linguistique” de La Réunion, le service pédagogique de Stella Matutina a incité une vingtaine d’établissements scolaires à participer à l’action “J’adopte mon patrimoine”. Le vernissage a eu lieu le vendredi 27 mai en présence d’une centaine d’élèves. Pendant une année, des élèves de Maternelle, des collégiens et des lycéens ont filmé, photographié, peint les usines sucrières, pour certaines à l’abandon : Grand-Bois, Pierrefonds, Savannah, la Mare... Le patrimoine linguistique est aussi valorisé. Avec le mot “marron”, les élèves ont retracé l’histoire de l’esclavage dans notre île mais aussi celle du fruit tant apprécié chaud ou glacé en Métropole.
Une rencontre avec leur passé
Les élèves se sont intéressés aux modes de vie des Réunionnais : les façons de faire, les manières d’être. En explorant les peintures de ces jeunes artistes, on aperçoit "in sabouk, in volcan, in savat, in famiy, in bitasyon...". Une rencontre avec des mots très utilisés, très imagés et colorés. À l’occasion du vernissage, non loin d’un “caro kan”, Annie Grondin a conté aux élèves les historiettes de "p’tit jean". À sa grande surprise, les plus grands ont imité “in jak” devenant de plus en plus gros. En apportant leur pierre à “J’adopte mon patrimoine”, les élèves sauvegardent la mémoire réunionnaise.
S’approprier son patrimoine
Par le biais de cette opération, des jeunes ont rencontré des artistes, des lieux de vie économique d’antan... Pour certains d’entre eux, ils posaient pour la première fois leurs pieds dans un musée. Une manière de leur dire que ces lieux sont accessibles à tous. Après le 17 juin, les créations circuleront sous forme d’affiches au sein "des établissements scolaires, des associations et des collectivités locales".
Jean-Fabrice Nativel
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