Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Travailleurs Malgaches postulants pour les Bahamas
11 septembre 2007, par

De notre correspondant permanent
Voici plus d’un mois, l’attention de l’opinion publique malgache est focalisée sur ce que l’on a surnommé “l’affaire Bahamas”. Un rappel des faits sur cet évènement dramatique à plus d’un titre s’impose.
Le 30 juillet 2007, une société dénommée Gateway Global Consultants annonçait dans les médias qu’elle recrutait 1.500 employés pour les îles des Bahamas. Sans aucune preuve, les rumeurs les plus fantaisistes circulèrent alors sur cette offre de travail “miraculeuse” : le salaire minimum, était de 1000 dollars US/mois, le logement, la nourriture des employés étaient assurés et les postulants étaient conviés à déposer leur demande d’emploi, avec un dossier complet (passeport, vaccins, casier judiciaire etc.).
Ainsi qu’une “caution” de 100.000 ariary. A noter que le Ministère de l’Intérieur, en charge de la délivrance des passeports installait un “guichet unique” pour satisfaire les demandeurs qui se mirent à affluer. Les médias ont mentionné le chiffre de 3000 demandeurs.
La première question soulevée, fut celle concernant l’attitude des responsables du Ministère de l’Intérieur. Qui a donné l’ordre d’ouvrir ces guichets spéciaux, les fonctionnaires de ce Département ignoraient-ils que, les lois en vigueur interdisent toute exigence de “caution” à verser par un demandeur d’emploi, au patron ou chef d’entreprise ? Jusqu’à ce jour, aucune réponse à cette question cruciale, sinon des explications confuses du Ministère du travail stipulant qu’aucune loi n’interdit à un travailleur malgache de chercher un emploi à l’extérieur !
Ce n’est qu’un mois plus tard, que le Ministère de la Justice, le Ministère du Travail, le Ministère des Affaires Étrangères, se manifestèrent :
- on apprit ainsi par divers “communiqués” et “déclarations” que la dite compagnie n’existait pas aux îles Bahamas, que le compte de Steeve Turmel à la BOA, qui officiait au nom de cette société “fantôme” était gelé par décision de justice,
- Le drame dans cette sombre arnaque fut le sort de ces malheureux travailleurs, pour la plupart en poste dans des usines franches, qui quittèrent leur emploi, vendirent leurs maigres biens (radios, téléviseurs, rizières) afin de s’acquitter de la caution, du passeport, et des dépenses exigées pour l’obtention des papiers administratifs.
Beaucoup s’endettèrent, sans espoir de pouvoir rembourser leur emprunt étant privés de leur emploi !
Cette triste affaire démontre si besoin était, l’état de dénuement matériel et moral dans lequel se trouvent actuellement les travailleurs Malgaches, qui sont prêts à tout pour sortir de la misère. Bon nombre de ces postulants à l’émigration, interviewés par les médias déclaraient qu’étant payés à Madagascar par un salaire de misère (une moyenne de 60.000 ariary mensuels), ils préféraient courir des risques à l’étranger, même si leurs démarches restaient sans succès. Personne en haut lieu, ne dit mot sur les sommes versées par ces malheureux à l’administration. Le 3 Septembre, le fameux Steve Turmel, était arrêté, mis en garde à vue puis relâche après 24 heures d’enquête !
Bernard Yves
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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