Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Du 4 au 9 juillet :
12 mai 2010, par

“Créolité et créolisation : état de la question”. Le thème de l’université d’été qui aura lieu en juillet à l’IAE va réunir une vingtaine de spécialistes des sociétés créoles.
C’est une première. L’université souhaite en faire un rendez-vous annuel. Du 4 au 9 juillet, à l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises), se déroulera l’université internationale d’été “Créolité et créolisation : état de la question”, organisée par le Département des Études créoles de l’Université de La Réunion, par le laboratoire LCF, avec la participation de l’Institut Français d’Afrique du Sud. Le choix de l’IAE est aussi symbolique. C’est là que les études créoles ont vu le jour.
L’université ne cache pas son objectif. Il s’agit de faire la promotion des études créoles, qui « manquent de connaissance du grand public et souffrent d’une image qui n’est pas la réalité ». Bref, au Département des Études créoles, on fait bien plus que de parler créole. On y étudie la littérature, l’anthropologie, la linguistique... on s’ouvre sur le monde.
Les enseignants souhaitent ainsi susciter de l’intérêt auprès... des étudiants réunionnais pour leur culture et leur langue, et faire naître des vocations. Car le constat, pour l’instant, est le suivant : « Ce sont surtout les étudiants étrangers qui suivent les cours en Études créoles », affirme le directeur du département LCR (Langue et Culture Régionale), Lambert-Félix Prudent. « Les Réunionnais ont une valeur qu’ils ignorent », ajoute-t-il.
De la littérature à l’ethnomusicologie
Une vingtaine d’enseignants sont attendus du monde entier : Robert Chauderson d’Aix-Marseille, Salikoko Mufwene de Chicago, Peter Stein de Berlin, Catherine Benoît du Connecticut, Pamela Gupta de Johannesburg... pour n’en citer que quelques-uns. Ils dispenseront des cours dans quatre domaines des Études créoles pendant une semaine : anthropologie, linguistique, littérature et ethnomusicologie. « Ce n’est ni un colloque, ni un congrès », prévient Mohamed Rochdi, président de l’université. Les étudiants qui s’inscriront dans l’un des quatre modules suivront 36 heures de cours, et seront évalués pour obtenir en fin de module un certificat.
Mais cette université d’été n’est pas réservée aux seuls étudiants de LCR.
Laurence Pourchez, anthropologue, insiste sur le fait que ces cours s’adressent à un large public : « L’université d’été est ouverte à toute personne titulaire d’un Bac +2, à tous ceux qui veulent comprendre les cultures créoles du monde. Enseignants, professionnels du tourisme, de la santé, public intéressé par la littérature des sociétés créoles, par la linguistique, par les musiques de l’océan Indien, des Caraïbes, du Brésil... ».
Les soirées thématiques (tables rondes, projections de films) à partir de 19 heures seront cependant ouvertes au public, sans inscription préalable. Pour chaque module, la capacité d’accueil est limitée à 30 étudiants. L’inscription est fixée à 90 euros pour les étudiants, à 120 euros pour les professionnels.
EP
Inscription : www.univ-reunion.fr
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