Accueil du site> Culture> Il était une fois
Il était une fois... Leconte de Lisle
14 octobre 2008
Leconte de Lisle est un poète, incontestablement, et les trois recueils, "Poèmes antiques", "Poèmes barbares" et "Poèmes tragiques" constituent la part la plus connue de son oeuvre sans oublier toutefois les nombreux recueils de poésie qui ont préparé la venue des trois oeuvres que l’on vient de citer. En 1852, c’est la première version des "Poèmes antiques", puis "Poèmes et poésies" en 1855. "Le chemin de la croix ou la passion" de 1856. Suivent en 1858 les "Poésies complètes : poèmes antiques, poèmes et poésies, poésies nouvelles", puis en 1862 les "Poèmes barbares" sont une oeuvre de maturité. 1871 voit la parution de "Le soir d’une bataille" et "Le sacre de Paris". En 1884, c’est au tour des "Poèmes tragiques". Après sa mort, paraîtront "Les derniers poèmes", les "Premières poésies et lettres intimes", et "Les états du diable". On peut encore citer les poèmes parus dans les journaux et les revues, ainsi que les recueils collectifs comme "Le Parnasse". Ainsi, notre compatriote aurait publié, plus de trois cents poèmes qui ne constituent pas toute son oeuvre, loin de là...
Les oeuvres théâtrales
Il a écrit au moins quatre pièces de théâtre qu’il nous faut citer, pas pour le succès qu’elles ont connu - plus des succès d’estime d’ailleurs ! - mais parce qu’à l’image de la poésie, elles participent, comme toutes les compositions de notre compatriote, au culte du beau. Ce sont "Hélène" en 1852, "Les Erinnyes" de 1873, "L’Appolonide" de 1888, enfin "Frédégonde" de 1895... une oeuvre parue après sa mort.
Les récits en prose
On a déjà évoqué le "Premier amour en prose" et "Sacatove", critiques acerbes de la société coloniale. Esclavagiste : le premier paraît en 1840, le second en 1846. En 1841, paraît "Une peau de tigre", en 1846 "Le songe d’Hermann", "La mélodie incarnée", "Le prince Ménalchas". En ce qui concerne ses correspondances, elles sont portées à la connaissance du public, avec un décalage plus ou moins long dans le temps. Les lettres à son disciple, parnassien comme lui, José Maria de Hérédia ne datent que de 2004.
Il faut encore citer les articles de notre compatriote sur Flaubert, Baudelaire, les préfaces aux oeuvres de certains auteurs, ainsi qu’une une histoire du Moyen-Âge.
Les traductions
Leconte de Lisle a une activité importante de traducteur des anciens. En 1861, il traduit Théocrite, puis en 1866 et 1868, L’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Hésiode en 1869, Eshyle en 1872, puis Horace en 1873, Sophocle en 1877 et enfin en 1884, Euripide. Une oeuvre de titan donc qui a permis à notre compatriote de subvenir en partie à ses besoins, car Leconte de Lisle a choisi d’écrire plutôt que d’occuper un emploi de journaliste, métier qui est le sien avant la révolution de 1848, ou de bibliothécaire qu’il finit par obtenir après la guerre de 1870. Plus précisément, il est sous-secrétaire au Sénat.
Les oeuvres polémiques
J’ai évoqué mardi dernier le catéchisme républicain, ainsi que l’histoire populaire du christianisme et l’histoire populaire de La Révolution française, oeuvres dans lesquelles l’auteur réaffirme ses idées révolutionnaires ainsi que ses idées, pour le moins, anti-cléricales.
Autres
Leconte de Lisle a aussi écrit des livrets d’opéra , des préfaces et des discours dont celui prononcé au cimetière du Père Lachaise aux obsèques de Victor Hugo et celui de sa réception à l’Académie Française.
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).