Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Énième repreneur du Galawa
18 septembre 2007

Le Galawa, complexe hôtelier de plus de 180 chambres vient d’être vendu à Une société basée aux Émirats Arabes Unis. Cette décision du gouvernement a suscité beaucoup de réaction dans l’opinion et au Parlement.
Ouvert en 1989, l’hôtel Galawa est resté pratiquement inexploité ces six dernières années. Ce complexe situé sur l’une des belles plages de sable blanc au Nord de l’île de Ngazidja a changé plusieurs fois de mains depuis le départ en 1999 de Sun International, la société sud-africaine qui l’a fait construire.
Cet hôtel de 3 étoiles recevait dans ses heures de gloire près de 250 touristes par semaines dont 90% de Sud-africains. Il employait directement 260 personnes, 500 personnes dans les entreprises sous-traitantes et faisait vivre un millier de familles. La ville de Mitsamiouli en a beaucoup bénéficié puisqu’elle avait à loger les employés expatriés et nationaux venant des autres villages.
De nombreux Comoriens ont souffert dans leur chair et dans leur sang de voir ce joyau tomber en ruine, et leurs enfants au chômage tout simplement parce que certains dirigeants ont choisi de gérer ce dossier par des petits arrangements.
Les repreneurs qui se sont succédé se sont rétractés les uns avant la signature des contrats, d’autres juste après. Il y en a eu 2 qui avaient commencé les activités à l’issue de quelques travaux de réhabilitation. Au final, ils devaient partir pour des raisons qui n’ont jamais été rendues publiques.
Il est à noter cependant que le conflit des compétences qui a laminé le pays durant les précédentes mandatures n’était pas de nature à favoriser une reprise des activités économiques. Pour ceux qui s’en souviennent, lorsque des fonctionnaires officiants dans l’administration centrale parvenait à saboter une initiative des gouvernements insulaires, ils avaient la satisfaction d’un devoir accompli et vice-versa.
Un tournant dans la gestion des affaires publiques
Après une première tentative de reprise infructueuse avec la société Blue Turtle basée en Afrique du Sud le Vice-président en charge du tourisme et des transports vient de charger de nouveau. Cette fois-ci, c’est une multinationale du Golf qui s’est positionnée.
Contrairement aux précédentes conventions de cession des infrastructures hôtelières du pays, le tout nouveau contrat a suscité plus de réactions parce qu’il s’agit tout bonnement d’une vente des murs et des terrains.
Après des joutes oratoires jugées houleuses qui ont mis aux prises Idi Nadhoim, le Vice-président en charge des transports et du tourisme et un groupe d’élus qui accusaient le pouvoir de vouloir brader un patrimoine public, un compromis a été trouvé il y a quelques jours. A l’hostilité de départ, un débat constructif s’en est suivi et a abouti à plusieurs amendements du texte original. Sur les 33 députés, 25 ont approuvé les 17 articles de la convention sur le développement du tourisme en Union des Comores, conclue avec la société Dubaï World Holding Ltd.
Concrètement, il s’agissait d’autoriser « la vente de la propriété composée des hôtels Galawa et Maloudja y compris les pas géométriques le bord de mer pour près de 4 millions d’euros ».
Hors de l’hémicycle du Palais du Peuple, le débat est loin de se terminer. Mourid Ahamada, comptable dans un projet de développement dit que sans chercher loin dans le contenu de la convention, il apprécie la forme : « C’est un tournant radical dans la gestion des affaires publiques. Pour une fois un acte qui engage notre pays est débattu publiquement avant sa mise en œuvre... »
Fort du quitus des parlementaires, le Vice Président Idi Nadhoim a signé la convention formalisant la vente avec la Dubaï World Holding Ltd. Le 10 septembre dernier.
Au terme de l’accord, la multinationale s’est engagée à investir 70 millions de dollars américains pour transformer Galawa et Maloudja en un complexe de 5 étoiles.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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