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13 juin, parLe monde a changé
5 mai 2011, par

Sud Solidaires Santé Sociaux souhaite mettre en garde la population contre la fusion programmée du CHD et du GHSR, qui sera soumise au vote du Conseil de surveillance le 29 mai prochain. Un nouvel acte du démantèlement du Sud ?
Un des objectifs de la route des Tamarins était le développement de la micro-région Sud, qui connaîtra dans les prochaines années un essor démographique considérable.
Aujourd’hui, à cause du désengagement de l’État dans de nombreux secteurs, le Sud se voit priver de certaines activités. Citons par exemple la fermeture de filières au campus du Tampon. La principale raison avancée par le président de l’Université est le manque de moyens.
Hier, le syndicat Sud Solidaire nous apprenait la fusion programmée du CHD et du GHSR. Une fusion « précipitée » qui devrait être votée lors de la tenue du Conseil de surveillance le 29 mai prochain pour une application le 1er janvier 2012.
« Nous ne sommes pas contre un projet de fusion, mais pas aussi rapidement, pas dans les conditions actuelles », indique Jacques De Balman, secrétaire général du syndicat Sud Santé Sociaux.
En cas de fusion, les deux établissements ne feront donc qu’un. Cela veut donc dire une seule trésorerie et une seule dette.
Actuellement, la dette est de 140 millions d’euros pour le Nord et 50 millions pour le Sud. « Le GHSR devra ainsi supporter la moitié des dettes, soit 95 millions, au lieu des 50. De même pour les provisions qui s’élèvent à 70 millions d’euros pour le GHSR et 35 millions pour le CHD », détaille le syndicaliste. Le GHSR ne pourra compter que sur 52,5 millions au lieu des 70 millions. « C’est un beau cadeau de 63 millions d’euros pour le CHD qui a besoin de payer les bâtiments construits récemment ».
Pour Jacques De Balman, cette fusion est la conséquence du désengagement de l’État. « Pour pallier ce que le ministère ne veut pas donner, on a trouvé la solution de marier les deux hôpitaux ».
« Le DG est prêt à tout pour que la fusion soit signée »
Si une telle fusion est votée par le Conseil de surveillance dans le contexte actuel, « ce serait catastrophique pour la population du Sud », assure le syndicaliste. Des activités ainsi que des personnels pourraient être transférés pour rentabiliser les nouveaux bâtiments construits à Saint-Denis. Les investissements prévus par le GHSR pour remettre à niveau les équipements médicaux dans le Sud seraient compromis. Selon le syndicat, « la directrice de l’ARS a eu l’honnêteté intellectuelle, après avoir rencontré syndicats et médecins, de reconnaître que la fusion précipitée n’était pas de mise », mais Paris maintient la pression.
Le directeur général a même « refusé la proposition de consultation par voie référendaire », regrette le syndicat.
Quant au projet social, « on nous fait des promesses de titularisation, mais il faut d’abord signer la fusion. Le DG est prêt à tout pour que la fusion soit signée », martèle Jacques De Balman.
Sur ce projet, le syndicat en appelle aux élus. « On aimerait qu’ils communiquent sur le sujet, et surtout, il faut que la population sache ce qui l’attend », a conclu le secrétaire général de Sud Santé Sociaux.
Sophie Périabe
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