Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
25 septembre, parLe Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
16 décembre 2020, par

Hier la pluie est enfin arrivée, mais pendant que beaucoup la voient comme une bénédiction, une petite élite se retrouve bloquée à Mafate en hélicoptère. Les deux mondes existent encore dans notre Réunion d’aujourd’hui.
Notre pays connait des réalités très différentes selon le positionnement social des acteurs. Le simple fait générateur qu’est la pluie révèle les aspirations antagonistes de ces mondes.
Le peuple
Le peuple voit la pluie comme une bénédiction. Nous avons subi la sècheresse la plus grave que notre pays n’ait jamais vu de mémoire d’homme. Les agriculteurs se sont retrouvés en grande difficulté, et n’ont pas eu le rendement attendu de leur culture.
Pour la population qui a subi coupures d’eau et restrictions, l’arrivée de la pluie est un bonheur. Les jardins n’avaient pu être arrosés, les voitures lavées et autres. Et tout cela sans parler des difficulté causées par les coupures d’eau.
L’élite
Pendant ce temps-là, l’hélicoptère du préfet s’est retrouvé bloqué à Mafate par la pluie. Et les élites se gaussent du malheur du pauvre homme.
Tout d’abord, quelle est la nécessité de faire un point presse exceptionnel sur place à chaque fois que l’on fait quelque chose ?
Cela devient indécent ce cirque permanent qui met en avant de nombreux détails pour masquer l’inaction sur l’essentiel ! Communiquer, communiquer il finira toujours par rester quelque chose.
Ensuite, le représentant du gouvernement ne respecte pas lui-même les bulletins d’alerte qu’il fait passer. Les fortes pluies étaient annoncées et donc logiquement les vols en hélicoptère devraient être suspendus du fait de la dangerosité.
Au-delà, il y en a un qui est plus ridicule encore, le président du conseil Général. La maire de St Paul devant accompagner le préfet par courtoisie républicaine, monsieur s’invente quelque chose là-bas pour marquer le terrain. Au lieu de parader il devrait plutôt prendre à bras le corps les missions qui lui incombent et en particulier la lutte contre la pauvreté.
Et voila ces élites, dans leur frénésie de paraitre se retrouvent bloqués, parce que certainement se sentant plus fort que la pluie qu’ils ont bravé.
Nous pouvons nous demander combien de temps le peuple va pouvoir supporter la déconnexion des élites. Alors que la majorité est dans une logique de survie, une minorité lui suit sa parade de paon. Mais il y en a dont on parle peu, mais qui attendent leur heure : le quart monde.
Notre pays doit changer pour survivre. Et ceux qui préfèrent la parade à la pluie ne peuvent être les acteurs du changement. Seule la responsabilité pourra changer notre Réunion.
David Gauvin
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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