Déplacements - Transports

Carrières de la route en mer : quel est l’intérêt financier de l’État ?

Après le « Grand débat national » à l’Elysée

Manuel Marchal / 6 février 2019

Vendredi dernier à l’Elysée, le maire de Saint-Pierre a souligné que les exploitants de carrière paient une taxe à l’État. Vu l’ampleur des carrières envisagées pour tenter de poursuivre le chantier de la route en mer, ce sont donc d’importantes recettes en perspective pour l’État. Est-ce une des explications de l’empressement à autoriser ces infrastructures polluantes, néfastes à la santé et à l’environnement ?

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C’est à Bois-Blanc, contre le projet de carrière, qu’eut lieu la plus grande manifestation jamais organisée à La Réunion sur le thème de la protection de l’environnement.

Vendredi dernier lors du « Grand débat national » organisé à l’Elysée, le maire de Saint-Pierre, commune de Martinique, a évoqué une question qui a une grande importance à La Réunion.

Il a indiqué que plusieurs carrières se situent à Saint-Pierre, et elles produisent la majorité des matériaux de construction de la Martinique. Il a également rappelé les dangers sanitaires de ses installations, avec une population touchée par les effets de la poussière de silice.
Le maire de Saint-Pierre a aussi souligné que les exploitants de carrière versent une taxe perçue par l’État, et que sa commune ne reçoit rien.

A La Réunion, plusieurs projets de méga-carrière sont envisagés afin de faire face à l’imprévoyance des promoteurs du chantier de la route en mer. Ces derniers ont en effet lancé les travaux sans avoir la certitude d’avoir les matériaux nécessaires pour les terminer. Sur la base des propos du maire de Saint-Pierre, une méga-carrière comme Bois-Blanc pourrait donc procurer d’importantes recettes pour l’État. Est-ce une des raisons de son empressement à soutenir l’ouverture à tout prix d’une exploitation néfaste pour la santé et l’environnement ?

M.M.