Déplacements - Transports

Les opposants au tram-train responsables de l’insécurité sur la route du littoral

Eboulis sur la route du littoral

Manuel Marchal / 6 février 2019

Un nouvel éboulis sur la route du littoral a failli provoquer hier un nouveau drame. Si les chantiers du tram-train et de la nouvelle route du littoral avaient suivi leurs cours, ces deux ouvrages seraient aujourd’hui réalisés et la liaison entre Saint-Denis et La Possession serait sécurisée. Tout le reste n’est que diversion.

JPEG - 114.2 ko

Un nouvel éboulis hier sur la route du littoral a provoqué une vive émotion. Elle a aussitôt été récupérée par les partisans de la route en mer. Ces derniers fustigent les opposants à ce chantier pharaonique et affirment qu’il faut de toute urgence le finir. Ceci ne manque pas de sel. En effet, les promoteurs du chantier l’ont lancé sans avoir les matériaux pour le terminer. Ils rendent donc les autres responsables de leurs propres turpitudes. L’impasse dans laquelle se situe ce chantier promet encore de nombreuses années d’insécurité pour les Réunionnais. Car au mieux, une demi-route en mer sera livrée d’ici les prochaines élections régionales. Cela laissera les Réunionnais circuler sur la portion de route du littoral touchée par le dernier effondrement massif de la falaise.

Cette position pro-route en mer n’est qu’une diversion entretenue par ceux qui veulent faire oublier la responsabilité des opposants au tram-train dans l’insécurité routière entre Saint-Denis et La Possession. En 2007, Paul Vergès avait négocié avec le gouvernement le financement de deux chantiers pour sécuriser définitivement cette liaison : le tram-train et la nouvelle route du littoral. Si l’accord signé avec le gouvernement avait été respecté, ces deux ouvrages seraient déjà en service. Aussi, l’éboulis d’hier n’aurait été un problème pour personne.

Mais pour des raisons politiciennes, certains ont cru bon de tout faire pour stopper ces deux chantiers. Les Réunionnais en paient aujourd’hui le prix. Il est temps que les responsables de cette situation le paient aussi.

M.M.