Madagascar

Le PCR salue la mémoire du président de l’AKFM aux funérailles d’Eric Rakotomanga

Cérémonie d’hommage à Antananarivo

Manuel Marchal / 18 janvier 2020

Deux jours après la disparition soudaine d’Eric Rakotomanga, président de l’AKFM, se sont déroulées vendredi à Antananarivo les obsèques du dirigeant politique malgache. En signe de solidarité, le Parti communiste réunionnais a confié la responsabilité de le représenter à Philippe Yée Chong Tchi Kan, membre du Comité central du PCR en charge de l’organisation de la Conférence idéologique internationale. Le PCR était le seul parti extérieur physiquement présent aux funérailles d’Eric Rakotomanga. Ce geste a été grandement apprécié par la famille d’Eric Rakotomanga, et par l’AKFM.

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« Lorsque nous vous avons prévenu du décès de notre président Eric Rakotomanga, nous ne pensions pas que vous puissiez venir. Votre arrivée a été pour nous une surprise qui nous honore d’autant plus. Nous vous remercions grandement », c’est en substance la déclaration faite au nom du Bureau politique de l’AKFM par Aimée, responsable de la formation du parti, à Philippe Yée Chong Tchi Kan venu spécialement à Antananarivo pour assister aux obsèques d’Eric Rakotomanga. Membre du Comité central en charge de la Conférence idéologique internationale organisée par le PCR dans le cadre de ses 60 ans, le secrétaire de la Section PCR de Saint-Paul avait la lourde responsabilité de porter le message du Parti dans ces circonstances tragiques.
Au cours des funérailles qui se sont tenues vendredi à Antananarivo, plusieurs gestes de l’AKFM ont montré que le PCR a été à la hauteur de son devoir de solidarité avec un parti frère.

Gestes de solidarité

Depuis mercredi, le corps d’Eric Rakotomanga était au siège de l’AKFM, dans la salle de réunion. Plusieurs gerbes de fleurs, ainsi que son diplôme de l’Ordre national malgache ont rappelé combien il s’était investi pour la lutte du peuple malgache pour la liberté. Ce sont notamment les jeunes de l’AKFM qui ont veillé le corps les deux jours et deux nuits précédant la cérémonie.
Vendredi à 7 heures du matin, Philippe Yée Chong Tchi Kan était invité à assister à la mise du corps dans les lamba. Le défunt a été enroulé dans sept lamba, noués par sept nœuds fait dans un tissus provenant d’un autre lamba. Un moment emprunt d’une forte émotion car c’était la dernière fois que la famille d’Eric Rakotomanga pouvait voir son visage.
Puis le corps a été transporté dans la cour de l’AKFM. C’est là que des familles, ainsi que des représentants de parti ou d’institution transmirent leurs condoléances à la famille assise au premier rang. Dans son message, Philippe Yée Chong Tchi Kan a rappelé l’ancienneté de l’amitié qui le liait au président de l’AKFM, et il a mis aussi en exergue le renforcement des liens observé depuis 2017 grâce à l’action de REAGIES, présidée par Simone Yée Chong Tchi Kan, et le rôle d’Eric Rakotomanga dans la création en 2018 et la pérennisation du Forum politique des îles. Puis eut lieu une cérémonie religieuse. C’est ensuite que le corps fut déposé dans un cercueil en présence d’une délégation de militaires malgaches. Les honneurs militaires furent ensuite rendus, car Eric Rakotomanga avait été décoré de l’Ordre national.
C’est alors que fut levé le corps. L’AKFM demanda alors à Philippe Yée Chong Tchi Kan de faire partie des porteurs. Ce geste a souligné la solidarité entre le PCR et l’AKFM.

Hommages devant le tombeau

Le cortège est ensuite passé devant le siège du journal Imongo Vavao, dont Eric Rakotomanga était rédacteur en chef, puis du Comité de solidarité, deux lieux marquants de l’engagement du disparu. Puis ce fut l’arrivée devant le tombeau familial où plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées. Ce tombeau se situe à Manjaka Ilafy, un quartier d’Antananarivo, non loin du Rova d’Ilafy, une ancienne résidence royale. Ce fut alors l’hommage de l’AKFM, puis du PCR par la voix de Philippe Yée Chong Tchi Kan. Le représentant du Parti revint sur les liens de solidarité unissant les deux organisations, et renouvela les condoléances faites à la famille.
Ensuite au nom de Témoignages, Manuel Marchal souligna qu’Eric Rakotomanga, en tant que responsable d’Imongo Vaovao, était journaliste, et aussi un gardien de la mémoire des luttes du peuple malgache. En effet, au siège du journal se trouvent des archives qui sont une source précieuse et sans doute unique de cette mémoire. Il ajouta que le portrait d’Eric Rakotomanga allait trouver sa place aux côtés de ses prédécesseurs dans le bureau du responsable d’Imongo Vaovao. Indiquant qu’il ne doutait pas que l’œuvre d’Eric Rakotomanga allait être poursuivie, il conclut son intervention par le mot d’ordre de l’AKFM : Ho tonga anie ny Fahafahana (Que vienne la Liberté).
La famille prit alors la parole pour répondre à ces messages de condoléances, et pour rendre un dernier hommage.
Le corps fut ensuite sorti du cercueil et fut placé dans le tombeau familial où il repose désormais.
Après cette cérémonie, le cortège revint au siège de l’AKFM en empruntant un autre itinéraire qu’à l’aller. Se tint alors une réunion du Bureau politique à laquelle a assisté Philippe Yée Chong Tchi Kan. Le représentant du PCR a alors lu le message de condoléances de Simone Yée Chong Tchi Kan, présidente de REAGIES. Puis la rencontre fut l’occasion d’échanges d’information sur la situation à Madagascar, à La Réunion et dans notre région.

M.M.