Madagascar

Tentative d’attentat contre le président de Madagascar : deux anciens militaires français arrêtés

La justice enquête sur des menaces sur les plus hautes personnalités de l’État

Témoignages.re / 22 juillet 2021

A Madagascar, la justice enquête sur des menaces visant les plus hauts personnages de l’État. Outre des ministres, le président de la République est également ciblé. Deux anciens militaires français ont été arrêtés mardi.

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Berthine Razafiarivony, procureure générale de la Cour d’appel d’Antananarivo, a tenu hier une conférence de presse pour informer les médias d’une affaire très grave. Un niveau de sensibilité qui l’a amené à monter au front, si d’habitude, les forces de l’ordre grillent la politesse à la Justice, pour ce genre d’annonces. Selon ses dires, les personnes interpellées, mardi, « ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation de diverses personnalités malgaches, dont le président de la République en première ligne » », indique notre confrère « l’Express » qui poursuit :

« Outre la cible, la nationalité des accusés renforce le caractère sensible de l’affaire. Selon les informations, l’un des personnes appréhendées, mardi, à la nationalité malgache et française. Il s’agirait d’un certain Paul Maillot Rafanoharana. Ces derniers temps, son nom se chuchote dans les lobbyings pour le poste de Premier ministre. À s’en tenir à des publications de l’époque, cet homme aurait été dans le cercle des collaborateurs du président Andry Rajoelina, au temps de la Transition.
Reconverti en entrepreneur, Paul Maillot Rafanoha­rana est un ancien officier de la gendarmerie française. Sortant de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, il aurait été instructeur militaire. Un autre militaire français fait partie des personnes arrêtées, mardi. Il se nommerait Philippe Marc François, ancien colonel de l’armée française. Ayant eu une formation commando, des sources avisées qu’il aurait déjà servi au Tchad et aurait été présent en Côte d’Ivoire, au moment où le pays traversait des troubles politiques.
« Des alliés étrangers », auraient contribué à la collecte de renseignements ayant conduit à l’arrestation de mardi, selon des sources proches du dossier. L’information annoncée, hier, fait face aux réserves du public sur les réseaux sociaux. Après le présumé assassinat du Président tchadien, celui d’Haïti et la présumée tentative d’assassinat du Président malien, les autorités prennent, toutefois, au sérieux les menaces sur le président Rajoelina ».