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60 ans du PCR : approfondissons la connaissance de notre histoire avec Elie Hoarau

Ce soir à 18 heures à Saint-Benoît

Manuel Marchal / 10 octobre 2019

Ce soir à 18 heures à la médiathèque Antoine Roussin de Saint-Benoît, Elie Hoarau, président du PCR, tiendra sa troisième conférence « Il y a 60 ans, l’émergence d’une conscience et d’une parole réunionnaises ». La rencontre de ce soir est un rendez-vous important pour approfondir la connaissance de notre histoire, et donc avoir des éléments nécessaires à l’élaboration d’un projet d’avenir prenant en compte la réalité de notre ile, où un peuple a pris conscience de son existence sous l’impulsion du Parti communiste réunionnais.

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Après Saint-Denis et Saint-Pierre, Elie Hoarau donne rendez-vous ce soir à Saint-Benoît à l’occasion de sa troisième conférence organisée dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la création du Parti communiste réunionnais.
Cet événement phare vise à rappeler la dynamique lancée voici 60 ans par les fondateurs du PCR. A cette époque, cela faisait 13 ans que La Réunion était un département français. Voulu par les peuples des territoires parmi les plus anciennement colonisés par la France, l’abolition du statut colonial à La Réunion notamment le 19 mars 1946 était loin de produire les effets escomptés. C’était la faute à des résistances à Paris, et aussi à La Réunion. La classe dominante refusait en effet l’égalité, car elle craignait que des mesures telles que l’impôt sur le revenu, la Sécurité sociale et le développement de l’instruction allait à l’encontre d’un système basé sur l’exploitation d’un peuple constitué d’immigrés privés de leurs racines.

Au moment de la création du PCR, La Réunion était un des pays les plus pauvres du monde. Bien qu’en droit, les Réunionnais soient des citoyens d’un département français, ils étaient toujours plongés dans la misère coloniale. Ceci démontrait que la départementalisation de La Réunion était impossible. L’indépendance n’avait pas de signification pour la plupart des Réunionnais de 1959, il fallait donc rechercher une autre voie en restant dans le cadre de la République. C’est le mot d’ordre d’autonomie, qui s’appuie sur un concept fondamental : la reconnaissance de l’existence d’un peuple réunionnais.

Cette prise de conscience visait à montrer aux habitants de notre île qu’ils avaient réussi à créer un peuple unique au monde, issu de la rencontre d’immigrés venus de grandes civilisations, qui ont réussi à créer une langue commune et à vivre ensemble. Les luttes qui ont mené vers l’abolition du statut colonial avaient montré que les Réunionnais avaient été capables de transcender leurs origines ethniques pour se concentrer sur l’essentiel : trouver une solution pour mettre fin à la misère coloniale.

Cette prise de conscience a peu à peu imprégné la population, aboutissant aux avancées actuelles telles que la liberté de pratiquer sa culture, sa religion, et de dire son opinion. La pression de la lutte pour l’autonomie a obligé Paris à appliquer progressivement tout ce qui devait l’être dès le 1er janvier 1947 si la loi du 19 mars 1946 avait été respectée par le pouvoir central et ses soutiens locaux.

De cette prise de conscience peut alors découler des initiatives où les Réunionnais se comportent en peuple responsable de son avenir. C’est un des sens de la revendication de la tenue d’une conférence territoriale élargie, où sont invitées à travailler toutes celles et tous ceux qui ont la conviction que le développement de La Réunion réside dans l’union des Réunionnais autour d’un projet, base de la négociation d’une nouvelle relation avec l’ancienne puissance coloniale française.

M.M.



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  • TB tout ça, c’est bien gentil, mais petite question. Aura-t-on l’idée de vérifier la participaiton des jeunes, ados et jeunes citoyens en âge de voter s’ils sont inscrits, pour les prochaines élections, les municipales. Faudrait pas que l’assistance soit majoritairement constituée de séniors, vieux, gramounes, nostalgiques, pire, réactionnaires n’est-ce pas ? La bonne ’idée de partager les richesses, de penser aux autres, de vouloir se battre contre la misère au lieu de le faire entre nous est hélas d’actualité, il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le monde. Voir le livre que vient de sortir d’Yves Cochet, ex minstre de l’environnement, mathématicien, adepte de la collapsologie, un nouveau terme, un mouvement d’idée qui annonce la catastrophe, la fin de l’Humanité, d’ici 30 ans, en 2030, soit dans 11 ans !
    Par exemple : "Les constructerus automobiles doivent se remettre à fabriquer des charrettes, comme jadis", et " bientôt plus d’eau disponible, de poissons dans les mers, (ici, pour les bichiques, c’est hélas déjà fait, ils font partie des souvenirs, que les futures générations ne connaîtront pas, comme finalement les dodos à Maurice), que cela risque d’être triste, l’avenir pourtant synonyme de progrès, on en est loin.
    Les nouvelles générations prennent conscience que leur futur sera moins bien, vivable que celui des anciens. Bonne fin de semaine quand même et WE Arthur.

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