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Après les élections sénatoriales, le rendez vous des Assises

Quelle réponse aux problèmes de la population ?

Manuel Marchal / 28 septembre 2017

Les sénatoriales sont terminées. Les moments de liesse des vainqueurs ont été hypermédiatisés. Mais reste l’essentiel, les problèmes de la population.

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Les scènes de joie hypermédiatisées des nouveaux élus montrent bien qu’il y a une rupture entre l’actualité des élus et les réalités sociales et humaines (notre photo).

Nous venons de connaître 3 élections : présidentielle, en mai ; législatives, juin ; sénatoriales, en septembre. En contrepoint, 2 événements majeurs sont venus bouleverser ce bel ordonnancement électoral. Il s’agit des cyclones aux Antilles et la hausse du chômage, en août, à La Réunion. Toute une population en désespérance observe les élus qui occupent les médias mais n’apportent aucune solution à leurs problèmes quotidiens. Il y a bien une rupture entre l’actualité des élus et les réalités sociales et humaines. Le PCR est le seul Parti qui explique qu’il faut voir les choses globalement car tout est lié.

La campagne d’explication de Gelita Hoarau

Lors de ces élections sénatoriales, Gélita Hoarau a mené une belle campagne. Sur le papier, le PCR ne pouvait compter que sur une trentaine de grands électeurs, un nombre loin du seuil nécessaire pour être élu. La sénatrice a multiplié les rencontres collectives et individuelles. Elle s’est exprimée devant des conseils municipaux qui ne sont pas de la même tendance politique que le PCR. Ces différents échanges ont permis de constater des convergences de vues sur l’analyse de la situation et la nécessité de porter ensemble un projet pour sortir La Réunion de la crise. Dans plusieurs endroits, elle a même été applaudie.

La campagne de Gélita Hoarau a permis de souligner que l’analyse présentée par le PCR sur l’impasse du système et la nécessité de la responsabilité par l’autonomie des décisions est un point de vue de plus en plus partagé. Elle a été très courageuse de dire qu’une élection de plus ne règlera pas en effet les graves problèmes de la population. Les conséquences du changement climatique, le chômage, le manque de logement ou l’illettrisme sont des défis considérables. D’où son appel à un rassemblement, sans exclusive, des Réunionnaises et des Réunionnais, autour d’un projet commun, porté par toute la classe politique.

Personne n’échappera à ses responsabilités

Le premier rendez-vous, c’est maintenant. Il s’agit des Assises des Outre-mer. Peu importe les mots et les intentions, nous devons être dans l’action. Ne pas confondre le rituel électoral et les problèmes de fond qui relèvent du niveau de conscience des intéressés.

Initialement, le gouvernement avait prévu une grand-messe à Paris. Un format connu qui repose sur la participation de personnes triées afin d’entériner les propositions déjà arrêtées par le gouvernement. Le PCR a récusé cette formule, a l’occasion d’une conférence de presse tenue par Maurice Gironcel et Yvan Dejean. Finalement, le pouvoir a choisi de décentraliser ces rencontres dans les territoires concernés.

Autrement dit, les débats auront lieu sous les yeux des populations. Les responsables politiques sont donc au pied du mur de leurs responsabilités. Là, il n’est plus question de combines électorales pour éliminer le PCR. Il s’agit de proposer des solutions pour régler les problèmes concrets de la population. Lors d’un point presse, tenue à une semaine du scrutin sénatorial, Ginette Sinapin et Ary Yée Chong Tchi Kan l’ont rappelé.

Dans ce domaine, le PCR a une longue tradition. Il a déjà publié toute une série de documents, depuis les thèses fondatrices de 1959 au bilan de 70 ans de départementalisation, en 2016, en passant par d’autres ouvrages. Le PCR sera fidèle à cette ligne et fera partager ses propositions. En partant chacun de son point de vue, nous allons confronter nos arguments avec ceux des autres.

M.M.