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Contre la précarité énergétique : un collectif interpelle les candidats à la présidentielle

Social

Jean / 23 février 2017

En France, à l’initiative de la Fondation Abbé Pierre, un collectif d’associations et d’entreprises propose de relancer la lutte contre la précarité énergétique, en la ciblant prioritairement sur les logements occupés par les foyers les plus modestes. Il interpelle les candidats à la présidentielle.

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Photo Toniox

À La Réunion, cette préoccupation concerne autant les Hauts que les Bas de l’île. Le plan de survie (1975) parlait déjà du problème de la climatisation des écoles des Hauts durant la période de l’hiver austral. Notre document évoquait également la climatisation des habitations du littoral et de la moyenne hauteur en rappelant la constante préoccupation des anciens Réunionnais consistant à orienter les constructions en privilégiant la circulation de l’air.

Depuis le début des années 80, on a tourné le dos à cette préoccupation préférant tout miser sur l’équipement en climatiseurs individuels ou collectifs gros consommateurs d’énergie électrique.

Il n’est pas rare de voir, dans des locaux climatisés, des fenêtres et des portes ouvertes entraînant un gaspillage considérable d’énergie électrique.

À La Réunion, très rares sont les constructions bénéficiant, dès l’origine, d’une isolation permettant de réelles économies d’énergie. Ce n’est que par la suite, et quasiment à la charge du propriétaire et parfois du locataire exténué par les épisodes de chaleur toujours plus éprouvante d’une année sur l’autre que son réaliser les travaux d’isolation.

Et lorsque le propriétaire ou bien le locataire ne dispose pas des moyens d’isoler réellement son lieu d’habitation, c’est tant pis pour lui, il lui faudra endurer la chaleur diurne et supporter des nuits de mauvais sommeil du fait de la chaleur nocturne.

Et surtout il lui faudra faire face a une augmentation non négligeable de ses factures d’électricité s’il recourt aux ventilateurs ou bien aux climatiseurs mobiles.

Telles sont les réalités de la précarité énergétique dans notre île. Précarité — Emmaüs parle de pauvreté énergétique — dont il est plus que temps de se préoccuper.

Le réchauffement climatique n’épargnera pas notre île. Les collectivités locales, les organismes de construction, les architectes, le CAUE, les associations de locataires, les associations familiales, tous doivent pousser à une réunion sérieuse pour prendre à bras le corps la nécessité de faire face aux conséquences de conditions climatiques de plus en plus éprouvantes. La priorité des priorités devrait être, à l’évidence, de régler efficacement l’isolation de l’ensemble du bâti scolaire.

Jean



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  • A la Réunion on a plus à réfléchir sur comment sont construit les logements sans espaces entre les immeubles empêchant la circulation de l’air , de la lumière naturelle, d’où l’obligation d’éclairage électrique même de jour, des parkings en sous sol idem et "juste" pour que les incendiaires puissent œuvrer .
    Arrêter le bluff de l’énergie solaire et éolienne qui pèsent sur tout contribuable dans le financement aveugle des collectivités et même obligeant le fournisseur edf à payer plus cher que son prix de vente. Aussi de parler d’indépendance énergétique alors que la part hydraulique qui est de moitié de celle qu’elle était il y a une trentaine d’années. idem ce que sera la partie bagasse qui va se réduire comme peau de chagrin au fil du temps. Peut-on imaginer une production de canne à sucre supérieur à ce qu’elle est ? Là aussi "le beurre" les usines qui préfèrent "envoyer" toute la bagasse et aussi de consommer l’énergie edf.
    Et réfléchir au gouffre des éoliennes ou solaire. La consommation d’un chacun comme en eau passe par un éducation contre le gaspillage . Dans la limite de ses possibilités et réflexion d’utilisation des appareils qui ont une forte consommation. La lutte contre la précarité est aussi cela !
    Pou fait marche un moune ! Dabor mett à lu dobout ! Mêm si y faut tienbo son main ! Crier dan son zoreille va abritu à lu un peu pluss !

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