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Départementales et régionales reportées aux 20 et 27 juin : accord de l’Assemblée nationale

Une semaine de report pour garantir la vaccination de 2 millions d’électeurs supplémentaires potentiels

Manuel Marchal / 14 avril 2021

L’Assemblée nationale a voté hier un avis favorable au report des élections d’une semaine proposé par le gouvernement. Le premier tour des départementales et régionales devra donc se tenir le 20 juin prochain.

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Lors du débat hier soir à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a proposé le report d’une semaine des élections départementales et régionales : premier tour le 20 juin au lieu du 13 juin.
Ce délai supplémentaire doit permettre de réduire les risques de contamination lors du vote, car le nombre de personnes vaccinées sera plus important, de l’ordre de deux millions de plus. Ces dernières devraient donc théoriquement ne pas développer de formes graves et donc ne pas encombrer des hôpitaux déjà proches de la saturation en France. De plus, le gouvernement propose que les membres des bureaux de vote disposent de dérogations afin qu’ils puissent être vaccinés, même s’ils ne répondent pas aux critères demandés jusqu’à présent pour bénéficier de ce médicament.
Cette proposition a été largement approuvée par l’Assemblée nationale, qui a donné un avis favorable : 443 voix contre 73.

Les maires de Mayotte pour le maintien en juin

Ce débat parlementaire venait après la consultation des maires au sujet des élections lancée par le gouvernement. Ce sont en effet les maires qui sont responsables de l’organisation du scrutin dans leur commune. Une lettre de l’Association des maires du département de La Réunion (AMDR) au président de la République diffusée lundi dans « Témoignages » avait fait part de l’impossibilité d’organiser normalement le scrutin aux dates prévues en raison des effets de la crise sanitaire liée à la circulation du coronavirus à La Réunion. Cette prise de position s’est effectuée à la lumière du rapport du Conseil scientifique à ce sujet.
Dans le même temps, le point de vue était radicalement différent à Mayotte. Bien que cette île soit plus touchée que La Réunion, 13 maires sur 17 affirment que les conditions du Conseil scientifique permettent l’organisation des élections, un maire est du même avis que l’AMDR, les autres n’ont pas répondu.
En France, sur les 69 % des maires qui ont répondu à la question, 56 % sont pour le maintien des scrutins.

M.M.