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Développement durable : « Notre patrimoine, levier de développement économique »

Législative partielle dans la 7e circonscription : 3 questions à Gilles Leperlier

Témoignages.re / 21 septembre 2018

Sensible aux questions du réchauffement climatique, de la préservation de notre environnement et fidèle aux combats de Paul Vergès, Gilles Leperlier place le développement durable comme axe majeur de son projet pour La Réunion.

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Gilles Leperlier, le développement durable est une notion parfois abstraite, pouvez-vous nous en donner votre définition ?

Développer un territoire, son île, son pays, de façon durable, c’est prendre en considération ses richesses, son patrimoine naturel, culturel, comme potentiel de développement. C’est aussi anticiper la gestion des ressources naturelles. Aujourd’hui, le développement durable est à notre portée, et il nous permettrait à la fois de préserver notre île, de créer de l’emploi et de développer de nouveaux secteurs économiques. Nous le voyons dans le monde entier, les phénomènes climatiques sont de plus en plus violents. Chez nous, le mois d’août 2018 a été le plus sec jamais connu à La Réunion. Si nous ne préservons pas notre environnement, la nature reprendra tôt ou tard ses droits. L’ONU nous donne seulement 2 ans pour agir, avant qu’il ne soit trop tard. Nous serons alors les victimes de notre propre système, un système capitaliste, destructeur de l’environnement et des hommes.

Comment pouvons nous agir concrètement ?

Je défend l’idée de l’autonomie énergétique pour toute l’île d’ici 2030, par l’éolien, le photovoltaïque, la bagasse, la géothermie, l’énergie de la mer, l’hydraulique… Nous devons aussi diversifier notre agriculture et notre élevage, pour diminuer les importations et tendre vers l’autonomie alimentaire. Enfin, valorisons nos plantes médicinales, nos légumes lontan, valorisons nos richesses pour créer de l’emploi !

Cela permettrait-il vraiment de créer de l’emploi ?

Oui, nous créons une nouvelle activité, nous créons de nouveaux besoins, alors nous créons de l’emploi. Les énergies renouvelables, le transport ferroviaire, la structuration d’une filière biomasse à partir de nos déchets verts demandent une expertise, une technicité, un savoir-faire. En formant nos jeunes à ces métiers d’avenir, nous leur garantissons un emploi durable.



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  • Je trouve ces idées formidables pour la Réunion, que la réussite à ces élections qui approchent apporte enfin un véritable changement nécessaire pour pas écrire VITAL. Tout simplement. Ainsi, l’île servira d’exemple aux autres, comme les ex DOM-TOM devenus POM. Il faut agir local et penser global, nous sommes sur la même planète, unique, notre terre-mère.

    L’idée de remettre le projet de train "TER-PEI" sur les rails, c’est le cas de le dire, même si près de 10 ans ont été perdu, rendant de plus le chantier plus cher que ce qui avait été programmé, financé même initialement, montre que l’espoir n’es pas perdu même si ça urge et qu’effectivement, il ne reste plus que 2 ans pour virer de bord car, comme le disait si bien Nicolas Hulot, d’autres scientifiques aussi qui s’alarment " on va droit dans le mur, l’iceberg du Titanic même si celui-ci est en train de fondre à la vitesse grand V, comme les glaciers.

    Espérons vivement ce changement de paradigme global, comme le préconise aussi Pierre Rabhi, qui prône une agriculture respectueuse des sols qui sont en train de devenir stériles, gorgés de pesticides, de poison. Les insectes sont en voie d’extinction, un exemple : il n’y en a plus collés sur les pare-brises des véhicules. Fini les papillons tropicaux si jolis, et les abeilles,indispensables pour féconder les fleurs des arbres fruitiers et autres légumes, sans elles ce sera terminé comme pour les dodos, les bichiques. Ils se seront plus que des souvneirs du "temps lontan", là on pourra utiliser l’expression issu du 1° livre de Françoise Sagan : " Bonjour tristesse" ou bien celui de Claude Levis-Strauss : " Triste" tropiques" ! N’en soy ons pas là, on peut encore changer sérieusement. Bonne fin de semaine, Arthur qui ne désespère pas de revoir le train siffler, pour le plus grand plaisir de tous et toutes, de tous âges. Entre St Benoît comme jadis et désormais St Joseph ! Arthur.

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  • Nous pouvons créer de l’emploi mais lorsque le nombre des emplois nouveaux ne suffit pas pour donner satisfaction à tous les demandeurs d’emplois ,pourquoi ne pas envisager un partage des emplois lorsque ceux ci peuvent être occupés successivement par plusieurs personnes.

    Certaines entreprises qui pratiquent les trois 8 emploient bien 3 personnes sur un même poste dans une même journée . Pourquoi ne pas envisager l’emploi de deux personnes à temps partiel par poste de travail .Cela permettrait de sortir du chômage de nombreuses personnes et de leur donner un sens leur vie .

    Certes les emplois à temps partiel ne pourront pas donner à leurs bénéficiaires un salaire suffisamment rémunérateur pour vivre décemment . Mais on pourrait envisager que ceux qui acceptent de travailler à mi temps puissent percevoir un complément de revenu payé par les caisses d’allocations chômages ou d’aides sociales . Actuellement certains responsables politique proposent l’attribution d’un revenu universel pour garantir des conditions de vies dignes à ceux qui se retrouvent au chômage . Mais l’attribution de ce revenu ne débouche pas forcément sur une activité salariée même temps partiel . Peut être qu’il faudrait retenir le bon côté du revenu universel mais il ne faut pas non plus oublier la nécessité pour chaque être humain de gagner son pain la sueur de son front pour garder sa dignité humaine celle qui le distingue des animaux qui travaillent pour l’homme .

    Cette option du partage des emplois , complétée par la solidarité nationale, permettrait d’éviter que certaines personnes soient condamnées au chômage à perpétuité ou à la mendicité lorsqu’elles arrivent en fin de droit et que les aides sociales ne leur suffisent pas pour vivre dignement . Mais elle permettrait surtout de redonner au travail sa vraie valeur celle qui distingue l’homme de l’animal en lui permettant d’agir directement sur sa vie, de se construire et de se projeter dans l’avenir .
    Vu dans ce sens ,le partage du travail devient une nécessité imposée par notre devise républicaine . Car il ne peut y avoir une totale égalité et fraternité entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas même si les aides peuvent prouver qu’il existe une certaine solidarité .

    Si le législateur n’a pas encore prévu cette situation l’une des missions de notre nouveau député pourraient être de leur soumettre une proposition en ce sens .

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