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Développement durable : « tout ce que nous proposons est réalisable »

Le PCR et la visite d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer

Témoignages.re / 12 octobre 2017

La récente visite à La Réunion d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer, comportait plusieurs séquences sur le thème du développement durable. Hier, Julie Pontalba a donné le point de vue du PCR sur ce sujet.

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Julie Pontalba est revenue sur les cinq jours de visite de la ministre des Outre-mer à La Réunion entre jeudi et lundi. « Annick Girardin n’a pas cherché à éluder les problèmes. Elle a mis l’accent sur un axe primordial pour le PCR : le développement durable », précise-t-elle. Elle n’a pas répété à l’envi « vous êtes la vitrine de la France dans l’océan Indien, mais quelle est sa marge de manœuvre », interroge Julie Pontalba.

Orientation de longue date du PCR

Le PCR rappelle que 71 ans après la loi du 19 mars, La Réunion est toujours le département le plus touché par le chômage, l’illettrisme. « Que pourra faire ce gouvernement ? » Ses prédécesseurs ont tenté d’améliorer la situation avec les LOPOM, LODEOM, EGOM, Egalité réelle, « mais les changements espérés n’ont pas eu lieu », constate Julie Pontalba.

« Si la ministre se met dans les pas de ses prédécesseurs, il n’y aura pas de changement réel », souligne-t-elle.

Concernant le volet développement durable de la visite ministérielle, Julie Pontalba rappelle qu’ « à La Réunion, on a pas attendu pour avancer dans le domaine des énergies renouvelables ». Le PCR est d’ailleurs à l’origine de nombreuses avancées. Le document remis à la ministre comporte des propositions dans ce domaine, notamment sur l’aménagement du territoire, l’éradication des radiers, la protection de la population du littoral et l’autonomie énergétique.

Solidarité avec Madagascar

« Tout ce que nous proposons est réalisable, et nous pouvons y arriver dans le cadre d’une co-construction d’un projet de développement durable et solidaire », ajoute Julie Pontalba.

En conclusion, elle a fait part de la solidarité du PCR avec le peuple malgache touché par l’épidémie de peste. « La mondialisation favorise le développement de ces maladies ».



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  • Attention de ne pas scier la branche sur laquelle on est assis.
    Vouloir l’autonomie énergétique tout le monde est d’accord , mais la question c’est au profit de qui ? aujourd’hui avec l’entreprise nationalisé qu’est EDF nous avons un service public de l’énergie électrique et une péréquation tarifaire, lors d’un cyclone toutes les réparations des lignes sont pris en charges demain avec une multitude d’entreprises privé qui vont produire de l’électricité à travers des énergies renouvelable qui sera responsable de quoi ? que va devenir la péréquation tarifaire qui existe grâce au (CSPE) fond de compensation nationale qui pali au déficit structurel de la production notamment pour les DOM.
    Ce fond de compensation qui est remis en cause par l’Europe au nom de la libre concurrence et non faussée. De plus EDF s’est engagé dans un shema de libéralisation de sa production, transport et distribution notamment avec la mise en place d’un nouveau compteur dit "intelligent" qui en réalité va finaliser la fin du service public de l’énergie. Tous ces questions méritent un vrai débat sur : quelle service public de l’énergie ici à La REUNION ? Moi je porte la proposition de la fédération nationale CGT de l’énergie :LA CREATION D’UN POLE PUBLIC DE L’ENERGIE qui aura la mission d’assurer la continuité du service public du secteur de l’énergie (pour plus de détail voir sur le site de la fnme cgt)cette proposition est encore plus vitale à LA REUNION au vu de la pauvreté d’une majorité de la population et la fragilité de l’économie composé d’une majorité de TPE. Le SIDELEC doit être un outil de développement et non un cautionnaire de la politique de la privatisation de l’énergie électrique, tout comme La REGION a une grande responsabilité dans ce domaine. L’électricité n’est pas une marchandise comme les autres, faisons attention de ne pas scier la branche sur laquelle on est assis. Le développement durable oui mais au service du peuple et non aux vautours des multinationales qui n’ont un seul but :faire un maximum de profit pour se partager les dividendes entre actionnaires au détriment des travailleurs et la population.

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