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Emmanuel Macron et la fin des emplois aidés

Le président de la République donne sa vision des relations entre Paris et les départements d’outre-mer

Témoignages.re / 30 octobre 2017

Samedi en Guyane, le président de la République s’est exprimé pour présenter l’objectif qu’il assigne aux Assises des Outre-mer. Dans son discours, il a dévoilé sa vision des relations entre Paris et les pays décolonisés par la loi du 19 mars 1946. Voici un point abordé samedi et qui fera l’objet de commentaires dans nos prochaines éditions :

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« C’est cette philosophie que je veux avoir sur le développement de nos filières économiques et c’est celle qui explique la réorientation assumée sur les contrats aidés. Le préfet a fait ici un travail remarquable pour remobiliser des finances de l’Etat qui étaient disponibles sur des politiques qui n’étaient pas dépensées et pourvoir aux besoins en lien avec les maires qui, je le sais, sont très préoccupés, Monsieur le président je vous ai entendu, pour faire face aux besoins, mais nous le savons bien, on ne développe pas des filières économiques avec des emplois aidés. 

Ce n’est pas vrai parce que ce sont des emplois très précaires qui sont à l’année à l’année, parce que la plupart du temps ils ne donnent pas lieu à des qualifications et on roule la boule de la précarité. »



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  • C’est vrai on ne développe pas l’économie avec des emplois aidés et précaires , mais on peut lutter contre la progression délinquance et de la consommation de stupéfiants du type zamal ou autre qui attirent les jeunes chômeurs , on peut réduire le nombre de maladie causé par l’incactivité et la pauvreté qu’il s’agisse de maladies psychiatriques ou tout simplement des maladies causées par la malbouffe , on peut réduire le mépris qui s’installe petit à petit pour les valeurs de la république mais aussi pour les valeurs humaines d’une manière générale ( ce n’est pas seulement parce que les candidats sont mauvais et ne présentent pas de programme particulièrement génial , qu’ils n’attirent plus que 25 % des électeurs lors des élections mais parce qu’il y a un mépris de la classe politique qui s’ est installé dans la tête de tous ceux qui se sentent abandonnés à leur propre sort par la société ), on peut tout simplement éviter l’explosion sociale .

    Il y a longtemps que la Réunion est sur le bord du gouffre parce que les jeunes sont plus nombreux qu’ailleurs , parce que le taux de chômage de la population active est de l’ordre de 30% , parce que près de 45% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté , parce que il y a encore trop de gens qui sont mal logés et qui n’ont pas accès au minimum de confort qu’un être humain vivant dans un pays riche peut espérer avoir . Et il faut bien le reconnaître notre île a bien failli explosé à plusieurs reprises . En 1991 lorsque le quartier du Chaudron a pris feu , l’incendie aurait pu s’étendre à toute la réunion si le maire n’avait pas fait ce qu’ïl fallait faire pour calmer le jeu et éteindre la mèche de l’explosion sociale qui s’était allumée . Il a utilisé de l’argent public pour cela et a du rendre des comptes à la justice et a été condamné , mais s’il ne l’avait pas fait le sort de la Réunion aurait sans doute été différent . D’autres élus ont du également faire la même chose dans leur commune pour éviter le pire . Dans les années 1980, les communes distribuaient des quinzaines de chômage et embauchaient de nombreux journaliers , souvent plus que ne pouvait supporter les ratios de bonne gestion prévus pour la comptabilité publique , ce qui était interdit . Mais les autorités de l’Etat qui avaient la charge de contrôler la légalité de leurs actes les ont laissé faire , parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement sans allumer une poudrière .

    Aujourd’hui, les choses ont légèrement évolué . C’est vrai que les juges administratifs et les magistrats des tribunaux correctionnels et de la cour d’appel sont un plus sévères et les élus locaux sont obligés de faire très attention s’il veulent éviter la prison ; et bien entendu l’Etat a pris des mesures pour éviter l’explosion sociale en permettant aux collectivités territoriales de payer des emplois aidés et précaires . Mais la situation est toujours très grave , parce que la population de l’île doublé au cours des 40 dernières années et le nombre de personne dans une situation de précarité est toujours trop important dans petite ile comme la Réunion .

    Le risque d’explosion sociale pourrait être écarté par la création d’emploi et de richesses mieux partagée , mais on constate que de nombreuses entreprises ferment notamment dans le secteur du BTP , les petits agriculteurs sont obligés de laisser leur champs en friche parce que la culture de la canne n’est plus rentable avec la suppression des quotas et la diminution des aides , de nombreux petits commerçants ont disparu sous la pression de la concurrence des grandes surfaces que ce soit dans le domaine alimentaire ou de la quincaillerie , les maires sont obligés de faire appel au bénévolat pour assurer la rentrée scolaire en toute sécurité.

    Cette situation n’a rien de comparable avec ce qui se passe sur le territoire métropolitain et il faut continuer de gérer le pays avec la crainte d’une explosion sociale qui pourrait être provoqué par n’importe quoi .Car ceux qui n’ont plus rein à perdre peuvent devenir très dangereux pour la moindre petite chose . Le corps social qui déprime réagit comme les êtres humains dépressifs , ils peut sombrer dans la folie à la moindre étincelle . Alors tant que l’on ne pourra pas guérir la société en déprime il faut continuer de lui administrer son médicament qu’est l’emploi aidé même si cela maintient la précarité . Mais cela ne doit pas empêcher pas par ailleurs de mettre en œuvre toutes les solutions qui permettront de transformer la société et notamment faciliter l’investissement productif ,que ce soit dans le domaine privé ou dans le domaine public . Il y a encore de grands chantiers à ouvrir à la réunion . On peut accélérer leur ouverture pour créer les emplois dont l’île a besoin ce qui permettra de supprimer progressivement les emplois aidés précaires . Mais une grade partie de cette perspective dépend de la volonté des autorités suprêmes et notamment du chef de l’Etat . S’il continue de considérer la Réunion comme une danseuse qui coûte cher à l’Etat au lieu de la considérer comme atout de la république qui peut faire gagner la France si on savait l’utiliser à bon escient , l’avenir de la Réunion n’est ni rose ni rouge ,mais plutôt bien sombre .

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