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Européennes : 5 priorités pour La Réunion

APE, canne à sucre, octroi de mer, changement climatique, Chagos

Manuel Marchal / 16 mai 2019

Lors de la présentation du programme que Julie Pontalba propose aux électeurs, la candidate PCR sur la liste PCF conduite par Ian Brossat a décliné 5 priorités pour l’intervention de l’Union européenne à La Réunion au cours de la prochaine législature : les accords de partenariat économique, la canne à sucre, l’octroi de mer, le changement climatique et les Chagos.

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Julie Pontalba est la 3e femme sur la liste Pour une Europe des gens contre l’Europe de l’argent conduite par Ian Brossat.

Au-delà du programme pour les Européennes, ce sont des urgences. La nouvelle législature doit mieux accompagner les RUP. 5 priorités sont identifiées pour La Réunion :

APE  : l’Europe veut accélérer ce processus. Julie Pontalba déplore le manque d’information sur ces accords et revendique la transparence immédiate dans ces accords

Canne à sucre : depuis 2017, c’est la fin du quota et du prix d’intervention. Jusqu’alors protégé sur le marché européen, le sucre réunionnais est désormais face à la concurrence mondiale. La France a décidé de compenser la perte annuelle par un montant de 38 millions d’euros par an pour l’outre-mer versés aux sociétés sucrières. L’UE a donné une dérogation jusqu’en 2021. Julie Pontalba demande donc à l’Europe de pérenniser cette autorisation, et que l’État continue de soutenir la filière avec le même effort. 18.000 emplois sont en jeu.
Le PCR demande aussi la transparence sur l’utilisation des fonds publics versés à l’industriel qui ensuite les distribue aux producteurs de cannes à sucre. Pourquoi ne pas verser directement cet argent aux planteurs ?
Julie Pontalba demande également que les planteurs de La Réunion intègrent la coopérative Tereos, propriétaire des deux dernières usines sucrières de notre île.
Elle plaide aussi pour un audit sur tout ce qui peut être produit à La Réunion à partir de la canne. Le Conseil départemental appuyé par l’UE pourrait réaliser cette étude.

Octroi de mer : c’est une taxe considérée comme un obstacle au commerce. Elle finance une grande partie du budget des collectivités. La dérogation accordée par l’Europe expire en 2020. Que ferons-nous dans quelques mois ? D’où la demande d’une concertation entre Réunionnais pour savoir que faire après, ce n’est pas à quelques personnes dans un bureau à 10.000 kilomètres de décider.

Changement climatique : de nombreux appels se font entendre pour changer de modèle de société. Le Traité sur le climat a été ratifié en 2016. Tous les Etats sont donc tenus de le respecter, avec une première évaluation en 2021. Julie Pontalba demande donc que soit rendu public un plan visant à se conformer à l’Accord de Paris, et à lutter contre la perte de biodiversité qui s’accélère. Elle revendique aussi la création d’un fonds vert pour financer les actions dans ce domaine à La Réunion.

Chagos : la Cour internationale de justice a reconnu la responsabilité de la Grande-Bretagne dans l’affaire des Chagos, et la Grande-Bretagne est encore membre de l’UE. L’UE doit faire respecter la décision de la Cour internationale de justice et permettre le retour des Chagossiens dans leur île pour éviter un génocide par extinction. En effet au fil du temps, les personnes nées aux Chagos disparaissent les unes après les autres sans que le droit de vivre dans leur pays soit respecté.

M.M.