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François à Mahatazana : l’Église à l’offensive chez les pauvres à Madagascar

Retour sur le séjour du Pape dans notre région

Manuel Marchal / 24 septembre 2019

Lors de sa visite d’Akamasoa, cité du Père Pedro à Madagascar, le Pape a donné un contenu très social dans son adresse aux travailleurs. Ceci rappelle que dans de nombreux pays, l’anti-communisme a affaibli les partis qui visent à dépasser le capitalisme en luttant pour une société guidée par les idées marxistes. Ce recul a créé un espace dans lequel l’Église s’engouffre pour tenter de reprendre son leadership idéologique chez les victimes.

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Le 8 septembre dernier, après avoir rencontré les enfants à Akamasao, le Pape François a été reçu dans la carrière de Mahatazana, où il a adressé une prière aux travailleurs de la carrière, de Madagascar, et du monde.
En voici quelques extraits :

« Fais que le fruit de leur travail leur permette d’assurer dignement la subsistance de leurs familles. Qu’ils trouvent, le soir auprès d’elles, chaleur, réconfort et encouragement, et qu’ensemble, réunis sous ton regard, ils connaissent les vraies joies. Que nos familles sachent que la joie de gagner son pain, est parfaite quand ce pain est partagé ; que nos enfants ne soient pas contraints à travailler, qu’ils puissent aller à l’école et poursuivre leurs études, et que leurs professeurs consacrent leur temps à cette tâche, sans avoir besoin d’autres activités pour leur subsistance quotidienne.
Dieu de justice, touche le cœur des entrepreneurs et des dirigeants. Qu’ils mettent tout en œuvre pour assurer à ceux qui travaillent un salaire digne, des conditions respectant leur dignité de personnes humaines.
Prends en pitié et sous ta paternelle miséricorde tous ceux qui sont sans travail, et fais que le chômage – cause de tant de misères – disparaisse de nos sociétés.
Que chacun connaisse la joie et la dignité de gagner lui-même son pain, pour le ramener à la maison et faire vivre les siens.
Crée entre les travailleurs un esprit d’authentique solidarité. Qu’ils sachent être attentifs les uns aux autres, s’encourager mutuellement, soutenir ceux qui sont accablés, relever ceux qui sont tombés.
Que leur cœur ne cède pas à la haine, à la rancœur, à l’amertume devant l’injustice, mais qu’ils gardent vivant l’espérance de connaître et de travailler pour un monde meilleur. »

« Nos salaires sont infimes »

Dans son discours, le chef de l’Église catholique plaide pour une augmentation des salaires, pour des conditions de travail dignes, pour la solidarité entre les travailleurs et pour l’espérance. Cette prière succédait à l’intervention d’une très jeune représentante des travailleurs. Elle avait expliqué que depuis 30 ans, des milliers de personnes travaillent dans ces carrières à Mahatazana et ailleurs dans Madagascar, que « nos salaires sont infimes mais que nous sommes heureux de travailler ». Au total, 80.000 Malgaches sont employés par la structure du Père Pedro, qui s’est étendue dans plusieurs provinces de Madagascar.

Le Pape a donné un contenu très social dans son adresse aux travailleurs. Ceci rappelle que dans de nombreux pays, l’anti-communisme a affaibli les partis qui visent à dépasser le capitalisme en luttant pour une société guidée par les idées marxistes. Ce recul a créé un espace dans lequel l’Église s’engouffre pour tenter de reprendre son leadership idéologique chez les victimes. Après ses prises de position sur le climat, le Pape confirme une orientation plaidant pour une alternative au modèle dominant. En s’exprimant moins d’une demi-heure lors de deux interventions à Akamasao, le chef de l’Église catholique a fait passer son message.

M.M.



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  • Dans la prière que le christ nous a enseigné nous demandons à Dieu de nous donner notre pain quotidien , mais ce pain quotidien doit être le fruit de notre travail . En effet dans le premier chapitre de la bible nous lisons au paragraphe 3 :" c’est au prix d’un travail pénible que l’homme tirera sa nourriture tous les jours de sa vie .... C’est à la sueur de son front qu’il mangera son pain jusqu’à ce qu’il retourne à la terre dont il a été tiré ".

    Le premier devoir de nos dirigeants et tous ceux qui sont responsables de l’organisation de nos société doit donc , s’ils veulent respecter les commandements divins , de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour donner du travail à tous les hommes et de veiller à ce que chacun puisse vivre dignement des fruits son travail .

    Notre planète compte actuellement près de 8 milliards d’être humains répartis dans un peu plus de 200 pays ,mais la législation du travail varie d’un pays l’autre . Le temps de travail et de repos ne sont pas les mêmes , l’age minimum et maximum pour travailler peut avoir des écarts considérables d’un pays l’autre, certains pays laissent travailler des enfant de moins de 10 ans et des vieillards de 75 ans . ; la protection contre les maladies causées par le travail et contre les accidents peut varier d’un pays à l’autre mais surtout les revenus du travail ne permettent pas à la très grande majorité de ceux qui travaillent de satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et de vivre dignement .

    Nous pouvons tous nous battre pour améliorer nos conditions de travail ou pour obtenir un meilleur revenu et une retraite plus confortable , mais tant que notre combat ne dépasse pas nos frontières ,nous oublions un autre commandement de Dieu : c’est celui d’aimer notre prochain comme nous mêmes ou mieux que nous mêmes si nous nous détestons .

    Mais actuellement tel que nous fonctionnons , les riches continuent de s’enrichir et les pauvres continuent de s’appauvrir .Cette logique peut faire le bonheur de certains mais ce n’est pas la logique divine qui laisse à tous les hommes la responsabilité de reconstruire le jardin d’Eden des origines grâce au fruit de leur travail ..

    Le pape François nous invite tous à oeuvrer pour le bonheur de l’humanité .Il est dans le plan de Dieu, mais hélas, Il y a encore beaucoup de travail à faire pour que l’humanité marche vraiment sur le chemin du bonheur . Et j’ajouterai même que si nous ne réagissons pas immédiatement contre les dangers du réchauffement climatique des fanatismes de tous ordre et de nos égoïsmes ataviques notre humanité court irrémédiablement à sa perte .
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  • Il est évident que Dieu ne nous demande pas de travailler jusqu’à notre dernier souffle . Mais tous les hommes devraient passer une bonne partie de leur temps au travail , qu’il soit individuel ou collectif . Certes nous devons partager le fruit du travail de chacun de telle sorte que ceux qui ne travaillent pas suite à une perte d’emploi ou à une faillite de leur entreprise ou qui ne sont pas encore ou ne sont plus en âge de travailler puissent continuer de vivre décemment ; et dans les pays les plus avancés les assurances chômage ; les caisse de sécurité sociales les caisses de retraites et les institutions de bienfaisance et d’aide sociale se chargent de cette mission de partage des fruits du travail . Mais s’il est normal que ceux qui ne travaillent pas parce qu’ils n’ont pas l’âge pour travailler ou parce qu’ils sont malades ou handicapés puissent bénéficier du fruit du travail des autres pour vivre dignement il ne me semble pas tout fait normal que des sociétés bien organisées acceptent que des millions d’hommes et de femmes en bonne santé puissent rester longtemps inactifs ( certains pendant toutes leur vie et sur plusieurs générations ) parce qu’ils n’arrivent pas à trouver du travail .

    Dans ce cas précis ne vaudrait il pas mieux partager le temps de travail de manière à ce que tout ceux qui sont capables de travailler puissent travailler plutôt que d’obliger certains à se tuer au travail jusqu’à un âge très avancé pour permettre à des millions d’autres de vivre dans l’oisiveté . De nombreux hommes politiques pensent actuellement que nous ne travaillons pas assez en France et qu’il faudrait revenir aux 40 heures par semaine ,voire plus ,alors que le nombre de chômeurs atteint les 10% de la population active voire même les 30% dans certaines régions et notamment dans les régions d’outre mer avec des pointes de 50% dans certaines régions notamment pour les plus jeunes . Bien entendu cette situation est choquante et beaucoup pensent qu’il y a des chômeurs qui abusent de leur situation et ne font pas ce qu’il faut faire pour retrouver du travail rapidement . C’est peut être vrai et c’est compréhensibles car quand on est payé en étant au chômage presque autant que lorsque l’on travaille ; la motivation pour retrouver du travail est certainement un peu atteinte surtout pour ceux qui arrivent se débrouiller pour se faire un peu d’argent au black . Mais au lieu de les pénaliser un maximum et de supprimer leurs droits aux allocations chômage ne vaudrait il pas mieux réduire le nombre d’heures de travail obligatoires par semaine pour créer de nouveaux emplois .

    Dieu nous demande d’abord de travailler avant de partager le fruit de notre travail et lorsqu’il n’y a pas de travail pour tous son commandement "Tu gagneras ton pain la sueur de ton front " nous oblige à partager le travail et à modifier nos modes de vie et notre civilisation pour que tous les hommes puissent travailler .Les progrès de la sciences nous promettent dans un avenir plus ou moins proche des sociétés humaines dans lesquelles les robots vont remplacer les hommes . il faudra bien entendu nous adapter cette situation mais sans oublier de partager entre tous les humains le peu de travail que nous ne pourrons pas laisser aux machines . Mais pour que toute l’humanité puisse accéder au bonheur par le fruit du travail des hommes comme le souhaite le pape François ;il faudrait que tous les hommes et les femmes de notre planète respectent un minimum de règles applicables à tout le monde . La mondialisation des relations humaines nécessitent aussi un ensemble de lois internationales applicables à tout le monde notamment dans le domaine du travail ; et par conséquent une autorité internationale capable de les édicter et de les faire appliquer . Avec près de 8 milliards d’être humains sur notre planète ,nous sommes arrivés actuellement à la croisés des chemins pour notre évolution . Si nous ne choisissons pas la bonne voie nous risquons tous de disparaître .

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  • La bonne voie serait bien entendu de donner du travail à tout le monde mais aussi de veiller à ce que le temps de travail et les mesures de protection contre les maladies et les accidents du travail soient les mêmes pour tout le monde ; que chacun ait un salaire minimum identique et que chacun puisse bénéficier d’une retraite confortable

    Actuellement on constate que le salaire moyen des travailleurs des pays les plus pauvres est de l’ordre de 3 euros par jours notamment au Mozambique ou à Madagascar tandis que chez nous en Europe ou en Amérique du Nord les travailleurs sont payés au minimum à 10 euros de l’heure. Tandis que chez nous l’espérance de vie augmentent elle diminue dans les pays les plus pauvres . Cette situation peut pousser certains aux dernières extrémités pour changer le monde.

    Si le monde est sur le point de sombrer dans un conflit généralisé ; c’est surtout parce que les pays les plus riches veulent se protéger de la concurrence des pays les plus pauvres ou des pays qui ont acquis un niveau technologique très élevé mais qui n’appliquent pas les mêmes règles sociales que les pays les plus riches .

    Certains pays producteurs de pétrole veulent baisser vendre leur produit au dessous du prix pratiqués par les riches mais comme cela risque de déstabiliser l’économie de ces pays ces derniers veulent garder la maîtrise du marché même en risquant de déclencher une guerre mondiale comme on peut le constater actuellement au moyen orient . Ce qui gène actuellement les USA dans le comportement de l’Iran c’est bien entendu sa volonté d’accéder à larme nucléaire pour s’imposer comme le leader du monde musulman mais surtout sa volonté de vendre sont pétrole à des prix qui pourraient provoquer la faillite des grandes compagnies internationales qui maîtrisent le marché pétrolier et contrôlent l’économie mondiale .

    Le monde vit actuellement et depuis longtemps déjà dans un climat de guerre mondiale sur le plan commercial .Les accords internationaux ne sont plus respectés .Les frontières sont fermées et les tarifs douaniers sont excessifs ce qui poussent les pays exportateurs vers la crise économique et la faillite de leur producteurs . les grandes entreprises délocalisent leurs usines et leurs capitaux pour aller s’installer dans les pays qui leur offrent des possibilité de faire des bénéfices plus importants et jettent sans pitié leur propres concitoyens dans la détresse .

    Certains pays pratiquent un dumping international pour affaiblir leurs concurrents étrangers et augmenter leur part de marché mais cette pratique provoque la colère et la fermeture des frontière et génère des tensions diplomatiques qui pourraient déraper vers un conflit armé international .

    Par ailleurs , la course au profits individuels ou collectifs empêchent de prendre les dispositions qui s’imposent pour lutter contre le réchauffement climatique qui se fait de plus en plus menaçant pour la survie de la planète .

    D’une manière générale ,l’incapacité des hommes à s’entendre sur les conditions de partage du travail et des richesses qu’il permet de produire ou des richesses qu’il a permis de produire pendant plusieurs générations fait que notre planète est devenue un baril de poudre qui peut exploser à la moindre étincelle . Mais lorsque le baril de poudre aura explosé il ne restera plus grand chose de l’humanité et les quelques survivants se retrouveront l’époque de l’âge de pierre . Comme l’a dit notre président Chirac " Notre maison brûle et nous regardons ailleurs " mais il nous faut lutter contre l’incendie bien sûr mais surtout prendre conscience que c’est nous qui sommes les pyromanes et que nous devons à tout prix arrêter de jouer avec le feu si nous voulons survivre .

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