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Front de libération de Polynésie : « Vive la Kanaky souveraine »

Motion de soutien du Front de libération de Polynésie au peuple kanak a l’occasion du referendum d’autodétermination du 4 octobre 2020

Témoignages.re / 3 octobre 2020

Dans une motion de soutien adressée par Oscar Temaru, le Front de libération de Polynésie rappelle que « La souveraineté d’un peuple est un droit sacré qui ne saurait se négocier. Il n’a pas de limite. C’est un combat juste et noble que nous devons mener tous ensemble ». « out comme la Kanaky, Mä’ohi Nui sera indépendant dans les toutes prochaines année », souligne la motion de solidarité au peuple kanak.

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« A l’occasion du second référendum d’autodétermination organisé par l’Etat français sur le sol de Kanaky, le Peuple Mä’ohi et moi-même souhaitons rendre hommage au combat mené par le Peuple Kanak, à sa ténacité, son courage et sa résilience pour affronter son avenir qui découlera d’un processus référendaire ouvert dont la prochaine étape est fixée le 4 octobre 2020.

Bien sûr, nous souhaitons une majorité de « OUl » lors de ce second référendum et l’accession immédiate de la Nouvelle Calédonie / Kanaky à sa pleine souveraineté.
Malgré la difficulté des étapes imposées par la France à cette accession inéluctable à l’indépendance, nous savons d’ores et déjà, que cette dernière est inscrite dans l’histoire du Peuple Kanak. Tout comme la Kanaky, Mä’ohi Nui sera indépendant dans les toutes prochaines années.
Le projet de société, élaboré par le FLNKS et ses différents sympathisants, s’adresse à toutes les composantes de la population de Nouvelle Calédonie Kanaky. C’est est un projet viable.
Certes, il rompt avec certaines habitudes du passé colonial de la Nouvelle Calédonie, mais il a le mérite d’ancrer Kanaky dans l’ensemble régional que constitue le Pacifique et de redonner à Kanaky sa place dans le concert des nations du monde et au sein de l’Organisation des Nations Unies.

Dès l’origine, j’ai été associé au combat du FLNKS au côté du Sage qu’était Jean-Marie Tjibaou. Je tiens ici à rendre hommage à son esprit, à sa vision et à son dévouement total à son Peuple. A titre personnel, je regrette que les conditions sanitaires ne me permettent pas de me rendre à Nouméa, le 4 octobre 2020.
Les enjeux référendaires devant lesquels le Peuple Kanak se trouve aujourd’hui confronté sont le fruit du combat des Martyrs de Kanaky qui sont aussi mes frères d’armes et mes compagnons de route pour la libération des peuples océaniens.

Il ne reste plus qu’une poignée de ces Anciens et de ces Sages encore en vie. Ils vous montrent la route comme le font encore ceux qui sont déjà partis. La souveraineté d’un peuple est un droit sacré qui ne saurait se négocier. Il n’a pas de limite. C’est un combat juste et noble que nous devons mener tous ensemble. Je vous encourage à poursuivre ce combat sans jamais lâcher prise.
Je prie pour la Kanaky libre et souveraine et je m’associe encore et toujours au combat du FLNKS.
Vive la Kanaky souveraine. »