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Journée de la Terre : Ericka Bareigts salue la contribution de Sainte-Suzanne à la marche vers l’autonomie énergétique de La Réunion

La candidate aux élections régionales visite la commune à énergie positive

Manuel Marchal / 23 avril 2021

A l’occasion de la Journée de la Terre, Ericka Bareigts était hier en visite à Sainte-Suzanne. Sous l’impulsion de son maire membre du PCR, Maurice Gironcel, la Ville de Sainte-Suzanne est devenue une commune à énergie positive : uniquement grâce aux énergies renouvelables, elle produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme. C’est un véritable défi pour une ville de plus de 20.000 habitants qui ne manque pas d’inspirer.

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Ericka Bareigts aux côtés de Maurice Gironcel et Nadine Damour.

C’était hier la Journée de la Terre. En ce jour symbolique, Ericka Bareigts a choisi un lieu symbolique pour évoquer les enjeux qui sont liés : le site de La Perrière à Sainte-Suzanne qui regroupe une centrale photovoltaïque et une ferme éolienne. La candidate aux élections régionales soutenue par le PCR y a été accueillie par une délégation comprenant notamment Maurice Gironcel, maire et président du Syndicat intercommunal d’électricité de La Réunion (SIDELEC) et Nadine Damour.
Maurice Gironcel a rappelé comment une collectivité de plus de 20.000 habitants a réussi à relever le défi de produire plus d’électricité qu’elle n’en consomme, uniquement grâce aux énergies renouvelables, en particulier le soleil, le vent et le biogaz. Cette production va encore augmenter avec le remplacement des éoliennes actuelles par des modèles plus puissants.

« Moins de dépendance à l’extérieur »

« La protection de notre environnement passe aussi par le développement des énergies renouvelables et je soutiens ce mouvement », a souligné Ericka Bareigts, rappelant qu’ « en tant que députée puis ministre, j’avais obtenu l’augmentation de la part des énergies propres dans notre mix énergétique et des appels à projets adaptés à notre île ».
Et d’ajouter : « le renouvellement de ce parc éolien permettra de tripler la production d’électricité en gardant la même taille de parc. Ce sera plus d’électricité verte pour nos foyers, moins d’émissions de gaz à effet de serre et moins de dépendance à l’extérieur ». Et Ericka Bareigts de conclure : « je continuerai à me mobiliser pour plus de sécurité énergétique, pour la transition écologique de notre île ».
Sainte-Suzanne montre ainsi qu’il est possible de développer des moyens de production de proximité, utilisant uniquement les ressources locales. Cette marche vers l’autonomie énergétique est le résultat d’une orientation politique dans laquelle le Parti communiste réunionnais fut l’organisation pionnière.

Orientation du PCR depuis 1975

En 1972 avait lieu à Stockholm le premier Sommet de la Terre. Manifestation de la prise de conscience de la dégradation de l’environnement liée l’expansion du capitalisme dans le monde, la Conférence de Stockholm avait débouché sur la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement.
A la même époque, La Réunion était déjà confrontée à la crise sociale, au chômage de masse et à la dépendance croissante aux importations pour produire de l’énergie pour s’éclairer ou se déplacer. Trois ans après le premier Sommet de la Terre, le Parti communiste réunionnais publiait en 1975 le « Plan de survie ». Il préconisait le développement des énergies renouvelables :
« Priorité à la production électrique d’origine hydraulique (...). La production d’électricité à partir de la bagasse (...). La fabrication de gaz méthane à partir de la paille de canne. L’utilisation du dixième de la paille de cannes existante suffirait à produire l’équivalent de tout le butane utilisé aujourd’hui à La Réunion ». Le PCR demandait aussi en 1975 l’installation d’une antenne de Centre national d’études spatiales pour la recherche et l’application immédiate de ces nouvelles sources d’énergie : l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, l’énergie de la mer, l’énergie solaire. « L’énergie fournie par le soleil sur toute la terre est 100.000 fois plus grande que celle de toutes les centrales électriques du monde ».

Déclinaisons concrètes impulsées par le PCR

Cette orientation stratégique eut des déclinaisons concrètes. Ce fut le cas quand l’Alliance dont faisait partie le PCR dirigeait la Région. Sous la présidence de Paul Vergès fut lancé un plan d’autonomie énergétique pour 2025, le PRERURE. Cette dynamique régionale fut stoppée par l’arrivée au pouvoir de Didier Robert qui réorienta la politique régionale dans le sens de la dépendance de La Réunion aux importations d’énergies fossiles.
Dans les communes sous direction communiste, des projets virent le jour. Le Port lança « Le Port ville solaire » qui visait à faire de la commune un important centre de production d’électricité à partir de panneaux solaires répartis sur de nombreux immeubles. Le changement de direction municipale cassa cet élan.
A Sainte-Suzanne, la dynamique s’est poursuivie sous la direction de Maurice Gironcel. Avec la construction de la centrale photovoltaïque et de la ferme éolienne de La Perrière, ainsi qu’avec la centrale biogaz du centre d’enfouissement de Bel Air en plus des centrales photovoltaïques individuelles, Sainte-Suzanne est devenue une commune à énergie positive : grâce aux énergies renouvelables, elle produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme. C’est un véritable défi pour une ville de plus de 20.000 habitants qui ne manque pas d’inspirer.

M.M.