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Juliana M’Doihoma : l’arbre qui cache la forêt de défaites de Didier Robert

Une nouvelle figure mise en avant par une presse subventionnée par la Région Réunion

Manuel Marchal / 30 juin 2020

La victoire de la directrice de cabinet du président de l’Université de La Réunion, est une exception dans la faillite de la stratégie du président de Région lors de ces élections municipales. D’où la volonté de faire de Juliana M’Doihoma l’arbre qui cache la forêt de défaites de Didier Robert.

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Pour le président de Région, les élections ont été loin de se dérouler comme prévu. Tout d’abord parce que le chef de ce courant, Didier Robert, a subi une cinglante défaite à Saint-Denis. Il a peiné à dépasser 40 %, réalisant un des plus faibles scores de la droite à Saint-Denis depuis bien longtemps.
Une autre défaite révélatrice est celle de la liste conduite par Nathalie Bassire au Tampon. Dans la ville qui fut dirigée plusieurs années par Didier Robert, la liste soutenue par l’ancien maire n’a pas dépassé 40 %.
Ailleurs dans l’île, le soutien de Didier Robert à une candidature n’a pas eu les effets escomptés sauf à Saint-Louis, où Juliana M’Doihoma, la directrice de cabinet du président de l’Université a obtenu une majorité relative (44 %) devant la liste de Claude Hoarau soutenue par le PCR et le maire élu en 2014, Cyrille Hamilcaro.

S’accrocher à ce que l’on peut

Dans son édition de lundi, le « Journal de l’île » a titré sur l’événement que constitue l’élection de 4 femmes en tant que tête de liste, et donc futures maires. Sur les 4, 3 ont obtenu la majorité absolue, les liste d’Huguette Bello et de Vanessa Miranville ont dépassé 60 % tandis que celle conduite par Ericka Bareigts a failli franchir cette barre. Mais c’est l’élue qui a réalisé le plus faible score des 4, qui a droit aux deux tiers de la page de « une », tandis que les trois autres élues se partagent le tiers restant.
Encore aujourd’hui, le « JIR » remet une couche en se faisant l’acteur d’un récit de l’ascension de la proche de Didier Robert, avec un appel en « une » à la clé.
Ceci donne une idée de l’état d’esprit du camp du président de Région au lendemain du scrutin. Il s’agit de se raccrocher à ce que l’on peut, et donc à une victoire qui ne s’est jouée en réalité qu’à quelques voix le 15 mars dernier. Il est en effet évident que si la candidate soutenue par le président de Région n’était pas arrivée d’un souffle en première position ce soir-là, Juliana M’Doihoma n’aurait pas pu bénéficier de la même dynamique pour tenter de renverser la situation.

M.M.