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La droite tourne la page de la départementalisation

Meeting de François Fillon : premier bilan

Témoignages.re / 13 février 2017

Le candidat de la droite à la présidentielle a tenu hier un meeting à Saint-Pierre où les responsables de la droite à La Réunion ont plaidé pour plus de responsabilités et de libertés. Autrement dit, un programme autonomiste qui ne dit pas son nom.

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Hier soir, lors d’un meeting à Saint-Pierre, le candidat François Fillon a dénoncé « la politique menée pendant le long et insipide quinquennat de François Hollande, les promesses non tenues » avant de présenter les orientations de son programme visant à faire de la France la première puissance européenne d’ici les dix prochaines années ». Un programme faisant la part belle à la sécurité, la réforme de la sécurité sociale, de la fonction publique à laquelle les Outre Mer échapperaient, néanmoins, « dans un premier temps ».

« Ensemble, nous allons libérer tous les ponts qui mènent à la victoire » : C’est sur cette assurance que le candidat à la présidentielle François Fillon a conclu hier soir son intervention lors du meeting organisé à Mon Caprice (Saint-Pierre). Un rendez-vous orchestré par la Plateforme de la droite et du Centre et dont des représentants ont à tour de rôle pris la parole. Michel Fontaine, maire de la commune sudiste, il a justifié son soutien à François Fillon considéré comme « le seul homme de la situation ». Une position approuvée par Nassimah Dindar, la présidente du Conseil départemental pour qui cette élection constitue le meilleur rendez-vous pour « poser la question du développement durable et du développement des territoires ultra-marins ». Un développement qui a-t-elle insisté devra « se faire par et pour » les populations de ces régions, ce qui a-t-elle ajouté exige « que nous ne soyons pas en position d’attente » mais bien au contraire « porteurs d’un nouveau modèle de développement » : « L’heure est à l’affirmation d’une proposition réunionnaise », a continué l’élue avant « de se faire la porte-parole des publics fragiles ».

Didier Robert a lui aussi plaidé pour « un nouveau modèle de développement respectueux de ce que nous sommes : Français, Européens, tous des fils et des filles de l’océan Indien ».

Une revendication à laquelle François Fillon allait répondre lors de son intervention en présentant les mesures-phares de son programme, destinées à faire de la France « une puissance gagnante, la première européenne dans les dix années à venir » : réduction des charges sociales, généralisation de l’apprentissage, réforme de la sécurité sociale, soutien à la Santé, etc. Recentrant son discours au plan local, François Fillon a assuré son soutien au monde agricole (reconduction de l’aide de 38 millions d’euros pour compenser la fin des quotas sucriers ; maintien de la prise en charge de l’Etat dans les bons de réduction pour les billets d’avion, qualifié de retour ; construction de nouvelles prisons, « un criminel, c’est un criminel » ; remise en cause du droit du sol dans l’acquisition de la nationalité française qu’il veut expérimenter à Mayotte et en Guyane.

François Fillon a réitéré son soutien « au nouveau modèle de développement dans lequel La Réunion s’est engagée ». « Je veux miser sur les grands projets environnementaux et énergétiques. La Réunion est en pointe et depuis longtemps déjà, l’Etat doit se concentrer sur ses missions essentielles, je veux rétablir l’autorité de l’Etat, la sécurité doit être partout et pour tous, la voie des Outre-Mer doit être entendue, je la défendrai également dans les instances européennes, vous êtes un atout précieux pour la France, ma bataille sera celle des projets, des idées, je veux relever avec vous le défi du redressement national », a conclu le candidat François Fillon qui a exclu tout rapprochement avec Le Pen : « les gaullistes se sont toujours battus contre l’extrême droite ».