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PCR : le risque d’une nouvelle crise financière s’amplifie

Le PCR et la situation internationale

Manuel Marchal / 18 juillet 2019

La conférence de presse tenue hier par le PCR a été l’occasion de présenter une analyse du contexte international et de ses répercussions actuelles et à venir sur La Réunion.

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La crise à la Deutsche Bank pourrait avoir de graves conséquences, y compris à La Réunion.

Sur la question du climat, les choses s’accélèrent : sécheresse sans précédent en Inde, 32 degrés en Alaska, pluies torrentielles au Japon avec l’évacuation d’un million de personnes, canicule en Europe avec des drames humains, énumère Yvan Dejean. Pour le PCR, ceci aura des conséquences sur les prix des aliments de base et « cela pose la question des réfugiés climatiques ».
« Le dérèglement climatique n’arrive pas par hasard », précise le porte-parole du PCR, « la cause fondamentale est le modèle capitaliste d’exploitation sans foi ni loi qui détruit la biodiversité ».

Yvan Dejean signale aussi la création de la ZLEA (Zone de libre-échange africaine) comprenant plus de 50 États, pour une population de près d’un milliard d’habitants. Dans le même temps, l’Union européenne signe des accords commerciaux avec les membres de la ZLEA, les APE (Accord de partenariat économique), dont on ne mesure pas l’impact aujourd’hui. Or, les coûts de production de ces pays sont très faibles, et les taxes douanières diminuent. D’où l’interrogation sur l’avenir de la production de La Réunion ?
A cela s’ajoutent les accords UE-Mercosur et UE-Vietnam. C’est une concurrence supplémentaire pour notre sucre de canne, indique Yvan Dejean qui rappelle que Tereos est implanté au Brésil.

Le 7 juillet, la Deutsche Bank a annoncé le licenciement de 18.000 personnes. Selon des analystes, cette banque « est à l’agonie avant faillite ». En 2008, Lehmann Brother s’était effondrée, ce qui avait accéléré la crise financière. Or Deutsche Bank est une des plus grandes banques européennes. En même temps, l’Union européenne doit gérer la crise du BREXIT. Ceci aura des conséquences pour les RUP. Les États-Unis pourraient se trouver en cessation de paiement au mois de septembre, ils ont une dette de 22.000 milliards de dollars.
C’est au lendemain de l’effondrement de Lehmann Brother qu’avait été lancé la politique d’austérité. Si une nouvelle crise financière se reproduit, La Réunion ne sera pas épargnée.

M.M.