Actualités

« Prêts à prendre nos responsabilités dans la concertation la plus large »

Conférence de presse du PCR

Manuel Marchal / 18 juillet 2019

Annoncée quelques heures avant la conférence de presse tenue hier par le PCR représenté par Yvan Dejean et Julie Pontalba, la venue possible du chef de l’État dans trois mois fixe une échéance : celle d’être capable dans ce délai pour La Réunion de parler d’une même voix afin de présenter un projet global, cohérent et solidaire. Le PCR propose que la Conférence territoriale élargie aux forces vives soit le lieu d’élaboration de ce projet.

JPEG - 58.2 ko
Yvan Dejean, porte-parole du PCR, et Julie Pontalba, ancienne candidate aux Européennes, ont tenu hier la conférence de presse du Parti communiste réunionnais.

Sur les contrats de convergence, le PCR considère que le développement de La Réunion ne se réglera pas par une somme de projets mais par un projet global, cohérent et solidaire. Le PCR revendique la tenue d’une Conférence territoriale élargie chargée de l’élaboration de ce projet. Il reste 3 mois avant la visite du chef de l’État pour préparer ce projet afin que La Réunion parle d’une même voix.
Le 27 octobre, le PCR avait remis ses propositions à un conseiller de la ministre des Outre-mer deux semaines avant le début du mouvement des gilets jaunes. Lors du Grand débat à l’Élysée, Maurice Gironcel a présenté la position du PCR au chef de l’État.

« Nous aspirons à une Réunion nouvelle : répondre à l’urgence sociale, l’urgence économique et à l’urgence climatique ; préparer l’avenir avec plus de compétences dans une assemblée territoriale, un fonds de développement », poursuit Yvan Dejean, « la solution n’est pas l’intégration systématique mais plus de responsabilité. La Réunion est l’entité la plus peuplée des Outre-mer mais aussi la plus corsetée ».
« Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités dans la concertation la plus large », ajoute-t-il. Tout va se jouer dans les trois mois qui viennent.

Transparence sur les prix

Sur la vie chère, Yvan Dejean signale la parution de deux rapports à quelques semaines d’intervalle : celui commandé par l’Observatoire des prix des marges et des revenus (OPMR) et celui de l’Autorité de la concurrence.
Pour sa part, le PCR demande la transparence sur les prix de l’usine à la gondole. C’est la base d’une nouvelle politique des prix et des revenus. Il souhaite que l’OPMR devienne « une structure d’autorité pouvant dicter des règles opposables de nature à lutter contre les monopoles et les situations dominantes », souligne le porte-parole du PCR.

Le PCR revient sur le résultat de l’étude de l’INSEE, indiquant qu’un tiers des jeunes sortent de l’école sans diplôme. À cela s’ajoute le fait que 55 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté, et qu’un tiers n’utilisent pas tous leurs droits. En même temps, le Rectorat identifie le créole comme un moyen de favoriser l’apprentissage.
Ceci vient conforter l’analyse du PCR sur cette question. Le PCR plaide aussi pour la création d’une Université de l’océan Indien, qui va au-delà de quelques échanges. Il demande de revoir le calendrier scolaire et de développer l’apprentissage de notre histoire et du créole à l’école.

Le PCR préconise aussi une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Le 6 septembre prochain, le PCR tiendra une assemblée générale où il sera question de ces sujets et des municipales.