Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
13 octobre 2020, par

1- Le ministre français Sébastien Lecornu est allé en visite en Kanaky-Nouvelle Calédonie le jeudi suivant le scrutin d’autodétermination du 4 octobre 2020. Arrivé sur place, il a été mis en quarantaine. « Témoignages » du 7 octobre rend compte de la situation dans les termes suivants. « Kanaky-Nouvelle Calédonie et COVID-19 : quarantaine obligatoire, même pour un ministre français. Pas de traitement de faveur pour Sébastien Lecornu : priorité à la protection de la population. » Après 2 semaines en quarantaine, s’il est reconnu indemne de virus, il pourra sortir pour des rencontres sur le terrain.
2- Là-bas, on ne badine pas avec la protection sanitaire de la population. On en a fait une priorité absolue. Au total, il y a eu 27 cas, 27 guérisons et 0 décès. Aussi, les électrices et les électeurs ont pu se rendre aux urnes sans peur, sans masques, sans distanciations physiques et sans traitement prophylactique. La population était libre de vaquer à ses occupations. Aucune restriction. A faire rougir de honte le pays dominateur pour son inefficacité car il compte 32000 morts. La Réunion frôle les 4500 cas, 3500 guérisons et 17 décès. Là-bas, ce sont pas des fonctionnaires choisis par Paris qui dirigent les opérations.
3- La population calédonienne est saine parce que les indépendantistes qui dirigent l’Assemblée Calédonienne ont fermé l’aéroport qui était la porte d’entrée de la contamination. Cet isolement strict a permis de sauver l’essentiel de l’activité économique et sociale. A La Réunion, on a fait le contraire. On a laissé ouvert l’aéroport, offrant au virus un véritable pont aérien. Des milliers de personnes contaminées ont atterri sans quarantaine stricte. Par contre, on a confiné la population dès le 16 mars. Alors que nous étions au stade 1, on a fait fermer les bars, les restaurants, les centres sportifs, les écoles, les rencontres familiales et religieuses, etc. Personne dans les rues. On a traqué des gens dans les sentiers de randonnées et les promeneurs sur les plages jusqu’à infliger une amende à une personne qui était sortie pour acheter un pain. On a appliqué mécaniquement des décisions prises à Paris, pour Paris, où l’épidémie causait la mort par centaines.
4- A la question lancinante, fallait-il fermer l’aéroport ? La réponse nous vient de Calédonie. C’est OUI ! Voilà un argument de plus pour réclamer une assemblée décisionnaire réunionnaise qui sera responsable devant le peuple réunionnais. La Calédonie nous a montré que c’était possible. C’est tout simplement une attitude de bon sens. Espérons que le ministre d’outre mer tirera beaucoup d’inspiration après son séjour exceptionnel de 3 semaines.
Julie Pontalba
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Mézami, néna inn-dé zour in bone surpriz téi atann bann zékoutèr la promyèr radio nout péi. Apré shak zoinal parlé, la fé la météo… konm dabitid (…)
In kozman pou la rout
Réaliser en dix ans des progrès qui auraient nécessité un siècle
L’île-fracture : l’aménagement en question (3/5)
Alerte lancée par le Programme alimentaire mondial
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial
Messages
14 octobre 2020, 09:28, par Lavalette
C’est la Réunion qui est une vraie colonie à part entière, dépendante uniquement des décisions prises à Paris, les élus n’étant là que comme faire valoir. Pour fermer l’aéroport il fallait que l’Etat le décide : à Paris en Mars quand les premiers réunionnais atteints (sans le savoir) ont stationné près d’une journée dans l’aéroport de Roissy en transit...Il n’y avait aucune mesure nulle part ! A ce moment-là déjà il fallait fermer l’aéroport ! Mais on préfère laisser rentrer tout et n’importe quoi à la Réunion y compris tous ces "déchets" venant de Chine ou d’ailleurs (objets non recyclables à usage unique, couches pour bébés) Je dis bien déchets car avant même d’avoir été achetés et utilisés on sait déjà qu’ils vont partir à la poubelle après le premier et unique usage et non pas dans la poubelle jaune ! La seconde grande décision à prendre à la Réunion : fermer la porte à toute importation de produits alimentaires ou non qui pourraient être produits localement en réorientant les financements...Il faudra aussi parler de la canne à sucre et du rhum ( à usage unique et toxique !) subventionné pour nous permettre d’acheter des carottes indiennes ???