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Saint-Denis : le PCR de retour dans la majorité

Julie Pontalba et Mathieu Raffini élus hier

Manuel Marchal / 29 juin 2020

A Saint-Denis, le PCR avait plusieurs candidats sur une liste découlant d’un accord entre plusieurs partis : PS, PCR, Verts et PLR. Deux communistes ont été élus, ils siégeront dans la majorité municipale. C’est donc le retour du PCR dans la direction de Saint-Denis avec un objectif concret : améliorer la situation des plus pauvres dans une commune de près de 150.000 habitants.

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Des communistes dionysiens hier à la fête de la victoire au Barachois : Mathieu Raffini (nouveau conseiller municipal de Saint-Denis), Florence Moulama (colistière d’Ericka Bareigts), Ary Yée Chong Tchi Kan (secrétaire aux affaires internationales), Julie Pontalba (nouvelle conseillère municipales de Saint-Denis), et Jean-Noël Abodi (colistier d’Ericka Bareigts)

Ce 28 juin marque une date historique à plusieurs titres pour Saint-Denis. Tout d’abord, pour la première fois, une femme est élue à la tête de la plus grande commune de notre île. La victoire d’Ericka Bareigts met donc un terme à plus de 200 ans de majorat masculin.
Ensuite, c’est le retour du PCR dans la majorité municipale de Saint-Denis avec deux élus : Julie Pontalba et Mathieu Raffini.

Pour les municipales dans cette ville, les discussions entre partis sur la base d’un programme et de responsabilités partagées ont abouti à un accord entre les organisations politiques suivantes : PS, PCR, Verts et PLR. L’apport principal du Parti communiste réunionnais à la plate-forme est la lutte contre la pauvreté. Comme toutes les autres municipalités de l’île, Saint-Denis est confrontée à ce problème qui touche plus de 40 % de la population réunionnaise. Le PCR compte donc mettre en œuvre des actions concrètes pour que les pauvres puissent avoir de nouvelles sources de revenus, et deviennent aussi des acteurs de l’économie de leur pays grâce à la création de la Banque des pauvres.

Au lendemain de l’abolition du statut colonial, Saint-Denis était un des bastions des communistes. Raymond Vergès fut le premier maire élu après la guerre. En 1959, Paul Vergès devait l’être, mais la fraude couverte par l’État empêcha le retour des communistes à la direction de la cité.
Ce sont donc deux jeunes cadres du PCR qui reprennent ce flambeau. Ils témoignent du retour du PCR dans la majorité municipale de Saint-Denis avec un objectif concret : améliorer la situation des plus pauvres dans une commune de près de 150.000 habitants.

M.M.