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12 jours de trajet entre Zhengzhou en Chine et Hambourg en Allemagne
23 août 2016

La route ferroviaire de la soie construit un nouvel axe de communication qui fait de la Russie un partenaire incontournable du développement économique des continents asiatiques et européens. Grâce au rail, il ne faut plus que 12 jours de voyage entre la Chine et l’Allemagne. Cette initiative montre aussi aux Européens qu’ils ne doivent pas limiter leur horizon à l’océan Atlantique et aux Etats-Unis.
Une grande nouvelle en provenance de Chine aujourd’hui est le lancement de la route ferroviaire de la soie : des trains-blocs remplis de marchandises qui sillonnent le globe entre la Chine et l’Europe. La proposition d’établir des liaisons ferroviaires entre ces deux continents a surpris les acteurs du secteur les plus chevronnés. Pourtant, aujourd’hui, des milliers de trains empruntent ces voies chaque année.
Le directeur des opérations du terminal Eurogate de Hambourg, Thorsten Reese, s’avoue lui-même stupéfait : « Il y a trois ans, jamais je n’aurais imaginé la possibilité d’une liaison ferroviaire entre l’Allemagne et la Chine ; c’est incroyable ! »
L’axe ferroviaire Chine-Europe est le plus long du monde, parcourant au total plus de 10 000 kilomètres.
Le premier train-bloc a quitté Zhengzhou en direction de Hambourg le 18 juillet 2013, reliant les populations le long de la route de la soie et rapprochant les deux continents. Ce voyage de 12 jours à travers six pays présentait des difficultés : ce nouvel itinéraire commercial serait-il bien accueilli par les entreprises européennes ? Les marchandises seraient-elles en sécurité ? Sans parler des doutes quant au caractère pratique du projet.
Au début, la ligne transeurasienne assurait une liaison par mois, mais la Chine a vite réalisé que les partenariats étaient indispensables à la réussite du projet. Des partenaires se sont joints à l’initiative et Hambourg a pris la tête du peloton. La ville portuaire allemande est désormais à la fois un point de départ et de destination des trains-blocs Chine-Europe.
Grâce à la grande motivation des travailleurs chinois, M. Reese réceptionne les chargements sans encombres et dans les délais prévus. Les employés ferroviaires chinois forment un groupe enthousiaste qui garantit le chargement et déchargement des trains dans les temps requis.
La chambre de commerce de Hambourg s’est unie au projet lorsqu’elle a pris conscience du potentiel d’une route ferroviaire de la soie. La directrice de la chambre de commerce, Corinna Nienstedt, a affirmé sans détours : « C’est un nouvel axe de transport prometteur depuis la Chine, vers Hambourg d’une part et l’Europe d’autre part. »
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