Edito

Obama dans la tourmente malgré la protection que lui offrent les médias

J.B. / 22 octobre 2014

De nombreuses voix se lèvent pour critiquer Obama, ses hésitations et sa tendance à donner des leçons aux autres. En particulier dans les situations d’urgence. Sa décision tardive de larguer des armes et munitions à Kobané renforce ces appréciations négatives.

Enfin ! Il a décidé de fournir des armes et munitions aux Kurdes qui résistent héroïquement pour tenir le dernier carré de la ville syrienne de Kobane, depuis 3 mois. Il y a 48h, des avions américains ont parachuté des moyens. Conjointement, la Turquie a ouvert sa frontière pour permettre à des réfugiés kurdes qu’elle héberge d’aller combattre avec leurs frères dans cette ville toute proche.

Tout le monde espère que ce geste n’arrive pas trop tard. Mais en pareille circonstance, il vaut mieux tard que jamais. La grande leçon à retenir c’est que c’était possible. Les hésitations d’Obama ainsi que celles de son allié turc ont fait perdre du temps aux résistants et entraîné la mort de plusieurs centaines de vies précieuses. Pendant ce temps, il interdisait à d’autres pays volontaires d’intervenir. Il vient même de prendre des sanctions économiques contre des sociétés syriennes pensant asphyxier le président Assad et, surtout, son peuple. Cela commence à devenir une mode qui remplace la diplomatie. Il y a la Russie, lourdement sanctionnée, et l’Iran. Pour Cuba, c’est l’embargo total depuis des décennies. Cela n’a pas empêché Cuba de fournir le plus gros contingent de personnel de santé pour lutter contre la propagation du virus Ebola. Quelle revanche !

Dans l’affaire de l’avion malaisien abattu, dès les premiers instants, la Russie et les insurgés ont été désignés responsable de la tragédie. Malgré ces certitudes, Obama refuse de donner aux enquêteurs officiels les éléments qui attestent ses déclarations. Il y a une certaine désinvolture chez ce président qu’il est difficile de qualifier.

Pour Ebola, il a été incapable d’installer un système de contrôle avant l’arrivée sur le sol américain de 2 personnes déjà porteuses de la maladie. Aujourd’hui, une véritable psychose s’est emparée de la population qui a peur. Obama a beau rassurer son peuple, les gens lui tournent le dos. Alors que la campagne électorale au Congrès américain bat son plein, il a été carrément interdit de séjour dans les meetings de son parti, le parti démocrate. Dans une des rares réunions où il a pris la parole, les gens ont quitté la salle.

Voilà où peut conduire l’arrogance et la suffisance d’un président qui donne des leçons à tout le monde mais n’en tire aucune pour lui-même, et qui passe son temps à sanctionner économiquement les gouvernements qui ne lui plaisent pas.


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