Samedi à 19 heures 45 sur Antenne Réunion : ’La grande soirée anti-arnaque’.

40 questions pour ne plus se faire avoir

11 février 2006

Une émission réalisée par Jean-Jacques Amsellem présentée par Julien Courbet. Avec la complicité d’Isabelle Brès.

40 nouvelles questions pour ne plus se faire avoir : tel est l’objectif de cette quatrième édition de "La grande soirée anti-arnaque" présentée par Julien Courbet. Un grand questionnaire va ainsi permettre aux téléspectateurs de tester leurs connaissances sur les droits de la vie quotidienne, face aux situations de tous les jours. Tous les thèmes seront abordés : logement, argent, achat, assurances, travail, voisinage, famille, administration, santé et crédit. Pour illustrer chaque domaine, vous découvrirez en images dix arnaques incroyables grâce à dix reportages basés sur des histoires vécues. Mais surtout les téléspectateurs auront appris, par le jeu des questions-réponses, des principes à ne jamais oublier s’ils veulent déjouer les nombreux pièges auxquels ils sont confrontés au quotidien. Un public composé de 100 femmes d’un côté et de 100 hommes de l’autre. Face à Julien Courbet, six personnalités participeront avec beaucoup d’humour et avec leurs expériences à cette "Grande soirée anti-arnaque" : Miss France 2006, Sandrine Quétier, Evelyne Dhéliat, Michel Leeb, Patrick Bosso et Nikos Aliagas.

Il y a longtemps que je voulais sauter sur l’occasion de vous parler de Julien Courbet et de ses émissions de justice à grand spectacle, eh bien nous y sommes ! Julien Courbet c’est un peu Madame Aude, saupoudré d’un peu de Don Diégo De La Véga (Zorro) et du petit juge d’Outreau, le tout enveloppé dans une bonne dose de populisme, cela vous donne des émissions explosives, dangereuses, à caractère diffamatoire avec des relents de délation et autres stigmates d’une époque révolue où notre république fricotait avec des extrémistes venus de l’Est.
Zorro, c’est bien à la télé dans une fiction ou au cinéma, c’est moralisateur, cela attise l’imaginaire et donne une vision de justice face à des dictateurs enrubannés et empourprés dans des costumes étriqués, mais n’est pas Zorro qui veut !

Les dangers d’une surmédiatisation

En ce qui concerne Madame Aude, nous touchons à l’institutionnel, notre démocratie est bâtie sur des fondements dont le droit d’associations. Si Madame Aude est tout à fait dans son rôle comme responsable d’une association de consommateur et s’il est justifié de la voir occuper les ondes pour donner de l’information aux citoyens, s’il est normal qu’elle participe à des émissions de télévision pour informer des droits et des devoirs du consommateur, on ne voit pas bien au nom de quoi un saltimbanque vient avec toute une armada de conseillers juridiques nous dire le droit et se faire procureur.
Les derniers rebondissements sur l’affaire d’Outreau mettent en exergue les dangers d’une surmédiatisation des affaires de justice. Lorsque des émissions du même tonneau que celles de Monsieur Julien Courbet envahissent nos écrans, cela commence à faire peur, le paysage audiovisuel français s’américanise, à quand la retransmission de courses-poursuites entre la police et les malfrats ?

Un spectacle pitoyable

Monsieur Julien Courbet nous offre à chacune de ses interventions, un spectacle pitoyable, mettant en scène des affaires, il dramatise au maximum et transforme le désespoir en mélo de bas étage. Tout est calculé pour mettre en haleine le téléspectateur, le bras contracté du caméraman s’apprêtant à envoyer la tonalité téléphonique, la larme à l’œil pour la personne dont l’animateur paternaliste a choisi de défendre le dossier et le show peut commencer !
Ce n’est pas l’image que devraient donner les médias sur la justice, toute la bande d’avocats et de conseillers juridiques autour du justicier Courbet donnent une piètre image de leurs professions. Il est à souhaiter que les téléspectateurs ne tombent pas dans le panneau de cette télévision racoleuse qui n’a qu’un seul but, celui d’employer des méthodes populistes aux seules fins de faire monter l’audience et d’engranger de substantielles recettes publicitaires.
Alors je ne sais pas comment vous percevez cette télévision, mais moi quand je vois cela, je me demande s’il n’est pas temps qu’une déontologie soit élaborée au niveau audiovisuel pour qu’enfin les animateurs arrêtent de se prendre pour des procureurs et que la justice réintègre les prétoires.

PH. T.


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Messages

  • Ok avec vous c’est du vomi les émissions de courbet ! comment px t’on se faire avoir par des personnages aussi vils ?

    • c’est une façon de se faire aider en employant de telles émissions ! celui qui n’est pas dans le cas ne peut juger je pense, celui qui l’est est surement content de pouvoir trouver des solutions a ses problèmes ! de là maintenant a se faire arnaquer comme certains l’ont été, je trouve cela pitoyable de se faire avoir ainsi en envoyant de l’argent etc... ou en prêtant aussi comme certains l’ont fait ! les arnaques médicales ou de ce genre, je trouve cela très bien de venir au secours de cette émission !

      enfin, chacun sait ce qu’il a à faire, on le ferait peut être tous aussi comme je dis, si l’on était dans le cas désespéré de certains sans trouver la moindre issue possible !


Témoignages - 82e année


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