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70.TÉLÉ-DÉCRYPTAGES DE PHILIPPE TESSERON

Témoignages.re / 30 octobre 2008

À 20 heures sur Tempo.

"Au bon beurre 2 / 2".

Téléfilm français réalisé par Edouard Molinaro. Avec Roger Hanin (Charles-Hubert Poissonnard), Andréa Ferréol (Julie Poissonnard), Jean-Claude Dauphin (Léon Lécuyer), Dora Doll (madame Halluin).

Les Poissonnard prospèrent chaque jour davantage grâce au marché noir, convertissant leur argent en lingots d’or, en appartements, et autres valeurs. Léon Lécuyer, reçu à l’agrégation, doit tenir son serment : assassiner Pierre Laval. Il se rend à Vichy où il est aussitôt arrêté, sous les yeux des Poissonnard. Charles-Hubert, terrassé par une crise de foie, s’est vu en effet conseiller par son médecin une cure à Vichy. Toute la famille a suivi, pour présenter ses voeux au maréchal Pétain. De retour à Paris, les Poissonnard découvrent combien l’amitié d’un soldat allemand peut devenir gênante, à mesure que se profile le débarquement des Alliés...


À 20 heures 05 sur Télé Réunion.

DIPAVALI 2008

Présenté par Rocaya Réalisateur : Joseph SOUN. Assistante de Production : Geneviève WOLFF.

Partage et solidarité : Magazine reprend le thème du DIPAVALI proposé par la Mairie de Saint-André
Pour cela, en 80 minutes, nous irons à la rencontre de Gäetan, jeune tambourineur de 9 ans, deux conteurs Messieurs VELLAYE et DUBARD, un cuisinier Monsieur PARVEDY, deux jeunes filles Bettina et Krisna qui nous expliqueront comment réaliser un « mendhi » et un « colam », Monsieur MAÏCON nous présentera son expo de photos sur les « services malbars ».
Nous aurons aussi dans ce magazine, le défilé de chars, des groupes viendront tour à tour pour des spectacles des danses et de chants sur le podium qui se trouvera cette année au Colosse et un feu d’artifice refermera les portes de cette « fête de la lumière ».


À 20 heures sur Canal Plus Cinéma.

"The Hours".

Film américain réalisé par Stephen Daldry Avec Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep...

Dans la banlieue de Londres, au début des années vingt, Virginia Woolf lutte contre la folie qui la guette. Elle entame l’écriture de son grand roman, Mrs Dalloway. Plus de vingt ans après, à Los Angeles, Laura Brown lit cet ouvrage : une expérience si forte qu’elle songe à changer radicalement de vie.
À New York, aujourd’hui, Clarissa Vaughn, version moderne de Mrs Dalloway, soutient Richard, un ami poète atteint du sida.
Comment ces histoires vont-elles se rejoindre, comment ces trois femmes vont-elles former une seule et même chaîne ? La littérature est si puissante qu’un chef-d’oeuvre peut, par-delà les époques, modifier irrévocablement l’existence de celles qui le côtoient.

Votre soirée Télé.

Excellente soirée pour ce jeudi et tout d’abord j’ai sélectionné la seconde partie du téléfilm réalisé par Edouard Molinaro "Au bon beurre". Ceux qui ont suivi le premier épisode se souviennent de la famille Poisonnard qui est prête à dénoncer n’importe qui pourvu que cela serve leurs intérêts et même plus, pour le simple plaisir de faire du mal. Hé bien ce soir nous assisterons à l’épilogue de l’histoire qui devrait nous servir de leçon tellement la veulerie demeure aussi forte dans une grande majorité de l’espèce humaine. Nous verrons ce soir que les âmes noires ont une carte absolue pour passer aux travers des mailles des filets, cette carte c’est l’opportunisme prémonitoire et là c’est infaillible. Beaucoup pensent que tôt ou tard tous les coupables de saloperies paieront leurs méfaits. Hé bien nom ! C’est pour cela que j’aime particulièrement ce téléfilm, car il nous montre que les années, les siècles passent mais toujours les innommables restent et ne sont jamais inquiétés, des Poisonnard il y en a partout ! Alors ce soir je vous recommande plus particulièrement la dernière image de cette réalisation, elle résume à elle seule que les traîtres gagnent toujours et que le retournement de veste est un art terriblement dévastateur. Mais "les jaunes" ont toujours existé partout et si ce ne sont plus les juifs qu’ils dénoncent (quoi que), ce sont parfois leur propre collègue de travail. Changeons de sujet et de canal pour nous retrouver sur Télé Réunion. Ceux qui n’ont pas pu se déplacer pour aller assister au final du Dipavali 2008 auront droit à une séance de rattrapage en première partie de soirée avec Rocaya.
La sympathique animatrice de "Rant’Dan’Ron" nous proposera un magazine spécial concernant cette fête de la lumière. Ce sera pour nous l’occasion de voir les images du défilé, des reportages et bien d’autres choses encore. En ce qui concerne la fiction de cinéma, j’ai également ce qu’il vous faut, mais il vous faudra être abonné à "Canal Plus Cinéma" pour voir "The Hours" un film américain réalisé par Stephen Daldry, mais de cette fiction je vous en cause plus bas.

Le film que l’on peut regarder.

Le film que je vous propose de regarder ce soir en première partie de soirée sur Canal Plus Cinéma est un drame très intéressant qui tourne autour de la vie et de la mort de Virginia Woolf. Londres au cours des années 20, Virginia Woolf romancière tourmentée et dépressive écrit un roman "Mrs Dalloway" puis se suicide en se noyant dans la rivière qui borde sa maison. 30 ans plus tard ce roman accompagne le quotidien de Laura mère de famille new-yorkaise, toujours à New York aujourd’hui c’est le même livre qui illumine la vie de Clarissa, femme moderne, cultivée mais terriblement seule qui se consacre aux soins et a la carrière artistique de Richard écrivain et poète homosexuel atteint su sida et condamné par la médecine. Voilà l’histoire est planté ainsi que le décor. L’itinéraire de ces 3 femmes que tout oppose mais qui pourtant se ressemblent nous est racontée avec passion et pudeur sans voyeurisme Nicole Kidman dans l’interprétation difficile de Virginia Woolf est époustouflante tandis que Meryl Streep retrouve ici un rôle à la hauteur de son immense talent quant à Julianne Moore, on sait depuis quelques films qu’elle est l’une des valeurs les plus sures du cinéma mondial, elle obtient là son plus beau rôle. Ce film est, il est vrai, assez noir mais mérite tout de même un grand bravo ne serait- ce que pour la misse en scène et le trio de femmes qui nous plante à chaque réplique des banderilles d’émotion. Je ne saurais trop recommander aux cinéphiles avertis que vous êtes de brancher vos machines à enregistrer, car ce film est culte et il serait dommage de ne pas le graver ailleurs que dans vos mémoires.

Philippe Tesseron

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