La Réunion autrement s’implante dans l’Est

Alain Armand : « Un plus grand rassemblement des forces vives »

27 septembre 2003

Après l’Assemblée générale tenue à Saint-Denis le 9 juillet, une réunion à Saint-Paul le 30 août, c’est au tour de la région Est de connaître une implantation du mouvement La Réunion Autrement. Ce maillage des régions de l’île correspond pour Alain Armand, président de ce mouvement, « à un plus grand rassemblement des forces vives se basant sur un programme rejetant toute politique ultra-libérale ».

La réunion d’hier soir à La Rivière du Mât les bas à Saint-André, devant une assemblée très jeune, visait à mettre en place l’antenne Est du mouvement tout en dressant l’état des lieux actuel, en vue des prochaines échéances électorales : cantonales, régionales, voire municipales de 2007. Quelles sont les priorités du mouvement d’Alain Armand ? Tout d’abord, clamer haut et fort d’être favorable « à un vrai changement pour un autre projet politique ». Ces arguments s’appuient sur trois constats : « une condamnation sans équivoque de la politique de la droite, particulièrement de ses élus locaux de l’UMP ; par ailleurs, une autocritique de la gauche insuffisante et enfin proposer des solutions concrètes », énumère Alain Armand. Quelles sont-elles ces propositions ? Elles se basent sur « un triptyque » : « quel que soit le gouvernement il ne peut y avoir de projet non négocié ! Papa Debré, Papa Mitterrand, Papa Grand Blanc pou domin, la finy… », poursuit Alain Armand avant de citer pour dernier exemple le rapport Laffineur. Deuxième proposition : « garder une politique sociale forte en se basant sur l’État providence et consolider un secteur économique alternatif par un projet de développement durable ». Enfin, « éviter tout système d’assistanat en créant de vrais emplois ».
En ouverture de l’assemblée, le dirigeant de La Réunion autrement n’hésita pas à employer des termes pédagogiques minutieusement étayés de paraboles créoles pour convaincre les plus jeunes. Avec toujours cette problématique au fil du discours : « avons-nous la volonté et la capacité de changer ce pays ? »
Les prochaines étapes de sensibilisation du mouvement auront lieu dans le Sud de l’île courant octobre. La Réunion autrement souhaite dès à présent puiser dans sa jeunesse (au sens propre et figuré) pour se positionner sur les prochaines municipales à Saint-André. Quant aux régionales, La Réunion autrement n’exclut aucune alliance du « moment que la Région ne doit pas basculer à droite. Mais cette union ne se fera pas à n’importe quelle condition, ni avec n’importe qui », conclut Alain Armand.
Jean-Philippe Desby, représentant de la section Est a pour objectif de mobiliser sur les deux cantons renouvelables de Saint-André pour les prochaines cantonales.

Si di a zot
Rapport Laffineur : Position d’Anne-Marie Payet
Dans un communiqué diffusé hier, la sénatrice de La Réunion donne sa position après avoir « pris connaissance des grandes orientations du rapport de M. Laffineur ». Elle fait par de son désaccord avec les propositions du rapporteur car ces dernières « remettent en cause l’ensemble des avantages acquis par les agents de la fonction publique à La Réunion et dans les DOM ». La parlementaire « estime qu’avant toute réforme, il serait opportun de faire un diagnostic réaliste du coût de la surrémunération des fonctionnaires et d’évaluer leurs répercussions sur l’économie locale ». Elle affirme souhaiter que « pour préserver ce système, et ne pas faire payer aux générations futures les erreurs de leurs aînés, supprimer les abus ».
Arrestation de Maître Larifou : Nouvelles réactions
Dans un communiqué, le SABR « fait part de sa consternation quand à l’arrestation de l’avocat Maître Saïd Larifou par les autorités comoriennes ».

Le Syndicat de l’artisanat et du bâtiment réunionnais espère que « le gouvernement comorien agisse (…) à la libération de Maître Saïd Larifou ».

Pour sa part, l’association Nasyon kaf « apporte son soutien à Maître Larifou avocat au barreau de La Réunion, arrêté arbitrairement et détenu aux Comores », estime l’association. Elle sollicite « des autorités françaises une intervention rapide dans le cadre du respect de l’être Humain et du droit de l’Homme ».


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