Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Santé et société
Quinzième anniversaire de l’A.R.P.S.
29 septembre 2003

À l’occasion de son quinzième anniversaire, l’Association réunionnaise de prévention du SIDA (ARPS) organisait hier un débat sur la prévention du SIDA et des risques liés à la sexualité à Boucan Canot. Pour l’ARPS, « le combat contre le SIDA à besoin d’être médiatisé car la maladie tend à se banaliser et l’usage du préservatif à diminuer ». Le quinzième anniversaire de l’association est une occasion de faire le point sur la situation de la pandémie à La Réunion.
Le SIDA est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1986, rappelle l’Association réunionnaise de prévention du SIDA (ARPS). « On possède des données précises concernant les cas diagnostiqués à la Réunion. Par contre, l’infection à VIH asymptomatique n’est à déclaration obligatoire que depuis janvier 2003 », poursuit-elle, ajoutant qu’« on ne dispose pas encore de statistique à ce sujet ». Seuls sont recensés les séropositifs asymptomatiques qui se font suivre dans les services de référence (CHD à Saint-Denis et CHSR à Saint-Pierre). Ceux qui ne se font pas suivre et, a fortiori, ceux qui ignorent leur séropositivité ne sont pas recensés. « Les chiffres dont on disposent sous évaluent donc l’importance de l’épidémie », affirme l’ARPS.
À La Réunion les premiers cas de SIDA ont été déclarés en 1987. « La prévalence de la maladie y est beaucoup moins forte qu’en Guyane ou en Guadeloupe », note l’ARPS.
Au cours de l’année 2002, 533 patients ont été suivis dans les services hospitaliers spécialisés. Un quart de ces patients est suivi pour un SIDA avéré. Les autres sont des séropositifs asymptomatiques ou ayant des formes mineures de la maladie. L’ensemble constitue ce qu’on appelle la "file active". Cette file active a augmenté de 28% en cinq ans.
À La Réunion l’infection à VIH touche beaucoup plus les hommes que les femmes (73 % d’hommes dans la "file active"). « Cette proportion reste stable depuis plusieurs années alors que le mode de transmission est majoritairement hétérosexuel », note l’ARPS.
Les trois quarts des patients ont entre trente et cinquante ans. Les moins de trente ans ne représentent qu’environ 10 % de l’effectif. L’âge moyen de la "file active" a tendance à vieillir. Ceci traduit l’amélioration de pronostic vital de l’infection liée aux progrès thérapeutiques.
Baisse de la vigilance
L’an dernier, 34 nouveaux patients infectés par le VIH ont été dépistés :
- Le mode de transmission est hétérosexuel dans un peu plus de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués. Ces patients hétérosexuels sont majoritairement des Réunionnais appartenant à un milieu défavorisé ou bien des migrants. « Beaucoup trop de patients sont encore dépistés à un stade avancé de la maladie », explique l’ARPS, « car ils ne considéraient pas avoir eu une attitude à risque ».
- Un tiers des contaminations survient chez des patients homo/bisexuels. Cette proportion a augmenté par rapport aux deux années antérieures. « On peut craindre que cela soit la conséquence d’une diminution de l’utilisation des préservatifs », estime l’ARPS, « ce "relapse" serait dû à une moindre crainte du SIDA ». « Ce phénomène a été observé dans les grandes villes de métropole », précise l’ARPS, « où a été signalée une recrudescence des infections sexuellement transmissibles - syphilis en particulier. On ne dispose pas de statistique précise sur ce phénomène à La Réunion ».
- Environ 10% des patients ont été contaminés par toxicomanie intra veineuse.
« Avant la diffusion des tri thérapies le SIDA était une maladie rapidement fatale », rappelle l’ARPS, « la médiane de survie était de l’ordre de 18 mois après les premiers symptômes ». Depuis 1995 la mortalité a chuté de façon spectaculaire et le SIDA est devenu une maladie chronique. En 2002, 8 personnes sont mortes du SIDA.
À La Réunion, l’épidémie reste modérée mais la "file active" continue de croître doucement. Mais « de gros efforts d’information sont nécessaires pour sensibiliser les personnes qui se croient à l’abris de la maladie et pour convaincre ceux qui étaient vigilants de ne pas baisser la garde », signale l’ARPS.
| Qui est l’ARPS ? |
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| L’Association réunionnaise pour la prévention du SIDA a été fondée en 1988 par le docteur Thierry Troussier, un an après l’apparition des premiers cas de SIDA à La Réunion. Il s’agit d’une association locale, indépendante, non identitaire.
Depuis 15 ans l’ARPS mène un combat acharné en faveur de la prévention des risques liés à la sexualité (SIDA et autres infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées…). Ses modalités d’actions sont multiples : Situé au 11 bis rue Saint-Jacques à Saint-Denis, au siège de l’association, Il s’agit d’un pôle de documentation ouvert au public qui peut y consulter un fond documentaire constitué de livres, revues, dossiers et cassettes vidéo. Les livres peuvent être empruntés. Les revues scientifiques et magazines auxquels l’association est abonnée sont en accès libre sur place. Un point "cyber info" a été ouvert pour élargir l’accès à l’information. Les animateurs de prévention salariés ou bénévoles sont présents pour répondre aux questions du public et orienter les recherches. Des dépliants et des brochures d’informations sont diffusés gratuitement. Des préservatifs masculins et féminins sont mis à la dispositions du grand public mais aussi des prostitué(e)s qui viennent régulièrement à l’espace ARPS. 2.264 visites ont été enregistrées en 2002. L’ARPS a créé des brochures adaptées à La Réunion. Le dépliant "préservatif mode d’emploi" conçu et réalisé localement, a été diffusé à 16.888 exemplaires en 2002. Une version destinée au public d’origine comorienne devrait voir le jour en 2004. Un livret sur les MST "fille-garçon" a également été adapté d’après la version originale du CRIPS Ile de France et a été diffusé sur l’île à plus de 40.000 exemplaires ces 3 dernières années. Un fascicule d’information sur la contraception, l’IVG et la grossesse, adapté à la Réunion, est en cours d’élaboration. L’ARPS a pour vocation de diffuser largement le matériel de prévention. Elle met gratuitement à la disposition d’autres associations ou organismes du matériel de prévention (affiches, brochures et dépliants), du matériel pédagogique et des préservatifs. L’ARPS met également ses compétences au service d’autres structures qui souhaitent développer un projet de formation en matière de sexualité. Ainsi l’ARPS est membre du comité de pilotage du Plan départemental d’éducation sexuelle et accompagne des projets pilotes d’éducations sexuelle fait par élèves pour des élèves dans un collège du Port et un collège de la Bretagne. Les salariés et les bénévoles animent des séances de prévention des risques liés à la sexualité à la demande de diverses structures prenant en charge des adolescents (collèges et lycées, instituts médico-pédagogiques, associations sportives…) ou de jeunes adultes (organisme de formation, organisme de réinsertion…). Les séances de formation abordent les thèmes de la sexualité, du plaisir, de la contraception et des infections sexuellement transmissibles dont le SIDA. L’ARPS a également mis en place un programme d’information en milieu carcéral destiné à des groupes d’une dizaine de détenus volontaires et un programme destiné à des déficients mentaux. En 2002 l’ARPS a animé 109 interventions extérieures. Les membres le l’ARPS vont également à la rencontre du public grâce à des campagnes de sensibilisation menées sur les plages ou à l’entrée des boites de nuit ou à l’occasion de quête sur la voie publique. L’ARPS dispose également d’un stand d’information ou bien intervient lors de nombreuses manifestations. Ainsi, en 2002, au travers de ces différentes actions, l’ARPS a distribué 102.627 préservatifs, 42.173 dépliants et 18.225 brochures. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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