L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Dimanche à 20 heures 10 sur Télé Réunion : ’La vie est belle’
5 août 2006

Un film de Roberto Benigni (Italie 1997). Avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Giorgio Cantarini, Giustino Durano, Sergio Bustric, Marisa Paredes et Horst Buchholz...
1938. Avec son cousin Ferrucio, Guido vient chercher du travail en ville. En route, il croise Dora, une belle institutrice qui lui tombe accidentellement dans les bras. Désormais, il ne pense qu’à elle. Le jeune homme et ses proches, d’origine juive, sont confrontés à l’antisémitisme. Mais Guido veut conquérir sa belle. Contrainte d’épouser un dignitaire fasciste, Dora est enlevée par Guido au cours de la noce ! Cinq ans plus tard, ils sont les parents du petit Giosuè. Guido est libraire et, devant les brimades et les exactions de plus en plus violentes, il ment à son fils, pour ne pas l’inquiéter. Ce lieu public est interdit aux Juifs et aux chiens, remarque le gamin. Comme il le serait aux Wisigoths et aux araignées, ajoute le père en plaisantant...
Jusqu’au jour où toute la famille se retrouve dans un camp de concentration...
C’est peut-être un avis arbitraire, mais que voulez-vous, c’est comme cela que je me représente le vrai bon cinéma. Roberto Benigni et Sean Penn sont de loin les deux acteurs les plus fous du cinéma, et comme si cela ne suffisait pas, ils sont bourrés de talent. Alors, lorsque l’acteur italien prend à bras le corps un sujet comme la Shoah, je me demande ce que cela peut bien donner. Pas de surprise, c’est un chef-d’œuvre ! Bien entendu, je ne vais ni polémiquer, ni avancer un quelconque argument historique sur ce drame, j’en serais bien incapable. Je n’ai vu dans ce film que le talent de cet acteur qui nous montre comment vivre un tel drame. Roberto Benigni donne dans ce film une véritable leçon de maîtrise du jeu d’acteur, il veut nous faire rire, mais les larmes ne peuvent s’empêcher de couler. il dédramatise l’innommable sans jamais l’effacer. On ne peut qu’être scotché devant une telle poésie, le sacrifice du père nous émeut, nous touche comme jamais le cinéma n’y est parvenu. Le début du film peut paraître humoristique et en fait, c’est là qu’il faut faire attention. La mascarade connaît une issue dramatique, mais du bout en bout, tout n’est que finesse et grandeur. Que dire de plus devant un aussi grand talent sinon regarder !
Philippe Tesseron
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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