Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Social
Messages d’encouragement des grévistes aux candidats
13 juin 2003

Le baccalauréat 2003 a commencé hier matin par la traditionnelle épreuve de philosophie. Il n’y a eu aucune perturbation notable. Des petits groupes de grévistes de l’Éducation nationale se sont rassemblés devant les établissements, mais n’ont pas bloqué les entrées des centres d’examen.
Les 7.500 candidats des différents bac généraux et technologiques étaient convoqués pour 7 heures 30. Ils ont pu entrer dans les lycées à l’heure dite et l’épreuve de philosophie a commencé à 8 heures précises.
Portant des pancartes souhaitant "bienvenue" et "bon courage" aux élèves, des petits groupes de grévistes de l’Éducation nationale s’étaient placés devant la plupart des établissements.
À Saint-Denis, au lycée Leconte de Lisle (l’un des plus grands centres d’examens de l’île avec un millier de candidats), des panneaux portés par des enseignants proclamaient « vous n’êtes pas nos otages, mais notre avenir » et « Philosophez, mais pas comme Luc Ferry ».
À Bellepierre, une demie-douzaine de grévistes se sont installés en face du lycée dans des pancartes "tous ensemble", mais pour certains, le cœur ne semblait plus y être. « Nous savons que nous avons perdu, les réformes vont être votées et nous n’avons plus de moyens de pression puisque le bac est en train de se passer, mais il fallait quand même que nous soyons là ce matin pour montrer que nous avons lutté jusqu’au bout », notait, désabusé, un professeur.
La suite des examens aura lieu lundi et mardi prochains avec les différentes épreuves écrites.
| En cas d’irrégularité |
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| Dans un communiqué diffusé hier, la Coordination de l’Éducation nationale indique que si des irrégularités sont rencontrées lors du déroulement de certaines épreuves d’examen (Bac, BEP, CAP, CFG etc.), elles peuvent être signalées au numéro suivant : 02.62.28.99.40 « afin qu’elles soient rassemblées dans un "bureau des plaintes" ». Ces "plaintes" « seront prises en considération et dénoncées au niveau de l’administration de l’Éducation nationale », conclut le communiqué. |
| La Coordination : solidarité avec les ATOSS et poursuite de la lutte | ||
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| « La Coordination départementale considère que l’annonce gouvernementale de renoncer au transfert d’un certain nombre de personnels aux collectivités territoriales constitue une tentative de division de l’unité des membres de l’Éducation nationale et de l’enseignement agricole en lutte, au moment où le gouvernement craint de ne pas être en mesure d’organiser les examens.
Les mesures dérisoires annoncées constituent néanmoins un fort encouragement à poursuivre l’action. La Coordination départementale manifeste sa solidarité avec les TOS en lutte et appelle à maintenir et à élargir le mouvement pour obtenir le retrait pur et simple du projet de décentralisation et de véritables négociations sur le projet des retraites. La Coordination départementale manifeste également son soutien aux aides-éducateurs en lutte et dont le contrat ne sera pas reconduit après la fin juin. Elle assure de sa solidarité les deux aides-éducatrices grévistes de la faim. La Coordination départementale rappelle que le combat que mène les personnels de l’Éducation nationale et de l’enseignement agricole s’inscrit contre la politique ultra-libérale du pouvoir qui, pour le privé prend notamment la forme de la transformation du RMI en RMA, et va frapper les plus démunis des salariés. |
Les commerçants inquiets | |
| Dans un communiqué publié hier soir sous la signature de son président Amine Alibhaye, le SYCOR (Syndicat des Commerçants de La Réunion) « exprime sa vive inquiétude face aux attaques et pillages que subissent les commerçants et professionnels du Port et de La Possession ».
« Nous condamnons le plus fermement ces actes de vandalisme qui font régner la terreur au sein d’une catégorie de la population qui connaît déjà de grandes difficultés », poursuit le SYCOR, qui ajoute : « Nous demandons donc une présence et une vigilance accrues des forces de Police et de Gendarmerie dans les zones exposées. Il est indéniable que le climat de tension persistante dans diverses villes de la Réunion, ainsi que la mobilisation des forces de l’ordre sur plusieurs fronts, contribuent à favoriser ces actes délictueux ». Comme le soulignait mercredi dernier le président du Conseil régional, cette paix sociale est gravement menacée par les mesures aux conséquences catastrophiques prises et préparées par le gouvernement. Seul un projet global et cohérent de développement durable et solidaire de La Réunion, élaboré par l’ensemble des élus et des forces vives du pays est en mesure de sauver la cohésion de la société réunionnaise. Un tel projet doit effectivement instaurer un nouveau contrat social entre les Réunionnais d’une part et entre les Réunionnais et l’État d’autre part afin de relever les défis énormes du pays (emploi, logement, formation, revenus, déplacements, environnement, culture…). |
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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