Politique

Bruno Le Roux, délégué national du Parti socialiste aux élections : « Il faut un accord »

Élections de 2004

30 octobre 2003

Député PS de Seine-Saint-Denis et délégué national du Parti socialiste aux élections, Bruno Le Roux estime que pour battre la droite, il faut une gauche unie aux régionales. À ce propos, dans son édition du 24 octobre dernier, "Le Parisien" a notamment demandé au responsable socialiste pourquoi les négociations sur un accord PS-Verts au premier tour « sont dans l’impasse ».
Réponse de Bruno Le Roux : « C’est assez difficile à comprendre car nous n’avons pas de grandes divergences entre nous. Et, en plus, nous avons géré ensemble huit Régions depuis 1998, sans avoir de désaccords profonds. Aujourd’hui, nous leur disons : 1. Nous voulons continuer à débattre pour préparer un projet d’alternance ; 2. Mais il est aussi temps de s’unir aux régionales pour vaincre la droite. Avec les communistes, ce n’est pas mieux... ».
Et Bruno Le Roux de poursuivre : « Ne sont sûrs de leur stratégie que ceux qui savent où ils vont. Nous au PS, nous avons tiré les enseignements du 21 avril : nous voulons dans les trois ans un débat sans concession à gauche qui permette de préciser un projet mobilisateur. Il faut avoir une position de force qui nous permette d’incarner une espérance. La désunion ne le permet pas. Elle est dangereuse ».
« Comment expliquez-vous ce rejet du PS ? », demande le journaliste du "Parisien" à Bruno Le Roux.
Et celui-ci de répondre : « Ce n’est pas un rejet, c’est une peur. La peur de se dire que l’accord avec le PS va empêcher d’aller au fond des choses. C’est faux ! L’union souhaitée aux régionales n’est en rien un blanc-seing : nous continuerons à débattre. Mais, d’ores et déjà, nous voulons montrer un chemin d’espoir à notre électorat. Ne laissons pas le champ libre à la droite et à l’extrême droite. Il faut un accord ».
Autre question posée par "Le Parisien" au responsable socialiste : « Êtes-vous optimiste pour arriver à l’union ? »
Réponse de Bruno Le Roux : « Je parie sur la responsabilité de la gauche à surmonter ses stratégies de parti ».
« Le PS a-t-il des moyens de pression ? »
, demande enfin le journaliste au dirigeant socialiste. Réponse de ce dernier : « Il est clair que si certains jouent la désunion, ils l’auraient sur toutes les échéances électorales à venir, sénatoriales et cantonales ».


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